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Village frontalier ou pays européen? Les prétendants possibles du sommet Trump-Kim

© AFP | Le président américain Donald Trump s'exprime devant la presse dans sa propriété de Mar-a-Lago en Floride, le 18 avril 2018

SÉOUL (AFP) - 

D'après le président américain Donald Trump, cinq sites sont envisagés pour son sommet annoncé avec Kim Jong Un, le dirigeant de la Corée du Nord.

Mais il n'en a pas dit plus et les spéculations vont bon train sur les candidats potentiels. Voici quelques éléments sur les lieux possibles comme plus improbables.

- Panmunjom -

Le village où fut signé l'armistice de la guerre (1950-53) dans la Zone démilitarisée qui divise la péninsule accueille la semaine prochaine un sommet entre M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in.

Il a l'avantage d'être hautement sécurisé et aisément accessible aux deux parties. Mais des diplomates ont minimisé cette option, évoquant l'incident dit des "meurtres à la hache", quand des soldats nord-coréens avaient massacré deux officiers américains en 1976.

Outre ce passé déplaisant, le site est hautement symbolique de la séparation des deux Corées.

- Pyongyang -

Un président américain qui débarquerait sur le tarmac de l?aéroport où M. Kim a supervisé un tir de missile voici quelques mois serait un événement spectaculaire.

Cela comblerait le goût pour le théâtral des deux chefs d'Etat. Mais cela risquerait de donner au Nord la haute main sur le processus tout en le récompensant avant même un quelconque résultat.

- Séoul -

La soeur du dirigeant nord-coréen, Kim Yo Jong, s'est déjà rendue au Sud cette année, comme émissaire aux jeux Olympiques d'hiver qui servirent de catalyseur au rapprochement remarquable en cours sur la péninsule.

La venue à Séoul de Kim Jong Un lui même serait un symbole fort mais risquerait d'être dénoncée par une partie des Sud-Coréens. M. Kim pourrait aussi voler la vedette à Donald Trump, ce que voudrait éviter la Maison Blanche.

- Pékin -

MM. Trump et Kim ont chacun visité récemment la capitale chinoise.

Mais y tenir un sommet serait très compliqué. La Chine fut partie prenante à la guerre de Corée, ses troupes ayant sauvé de la défaite le grand-père de M. Kim, Kim Il Sung. Elle est aussi signataire de l'armistice de 1953.

Un sommet à Pékin, principal soutien diplomatique et bienfaiteur économique de Pyongyang, risquerait de donner au président chinois Xi Jinping un trop grand poids. La Chine, qui considère le Nord comme son arrière-cour, pourrait revendiquer la paternité d'un éventuel accord.

Les autorités chinoises ont aussi l'habitude d'imposer de strictes mesures de sécurité et de limiter l'accès des médias aux événements internationaux, ce qui entraverait le côté grand spectacle de l'exercice. Il est vraisemblable que les principaux intéressés ne le souhaitent pas.

- Oulan Bator -

Outsider favori des observateurs, la capitale mongole est reliée au Nord par les airs et le rail. Elle a des relations avec Pyongyang comme avec Washington.

L'ancien président mongol Tsakhiagiin Elbegdorj s'est rendu au Nord en 2013. Près de 1.200 Nord-Coréens travaillaient en Mongolie jusqu'à en être empêchés l'année dernière par les sanctions de l'ONU.

Oulan Bator a signé plusieurs pactes économiques avec Washington. L'armée américain co-parraine le Khan Quest, exercice multinational annuel de maintien de la paix.

- Singapour, Vietnam -

Certains médias évoquent la possibilité de Singapour, où M. Xi a rencontré en 2015 l'ex-président taïwanais Ma Ying-jeou, la première rencontre entre les dirigeants de Pékin et Taipei depuis leur séparation à la fin de la guerre civile chinoise en 1949.

Le Vietnam est également cité, en tant qu'Etat communiste mais dont les relations avec les Etats-Unis se sont considérablement améliorées depuis la fin de la guerre en 1975.

- Suisse -

M. Kim n'a pas peur de l'avion comme son père et prédécesseur Kim Jong Il, alors on ne peut exclure qu'il s'aventure plus loin.

Dans les années 1990, il a poursuivi ses études en Suisse, y compris à l'International School of Berne, en compagnie de son frère et de sa soeur. Il connaît donc ce pays qui mène depuis des siècles une politique de neutralité et accueille une ambassade de Corée du Nord.

- Scandinavie -

La Suède comme la Finlande ont reçu des hauts responsables nord-coréens le mois dernier. Le ministre des Affaires étrangères Ri Yong Ho s'est rendu à Stockholm. Helsinki a accueilli des pourparlers officieux entre spécialistes américains et délégués nord-coréens, ce qu'avait fait également la Norvège l'année dernière.

En tant que protectrice des ressortissants américains dans le Nord, la Suède a l'habitude de servir de médiateur entre Pyongyang et Washington. Sa représentation à Pyongyang devint en 1975 la première ambassade occidentale dans ce pays.

© 2018 AFP