Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

Syrie: bombardements intenses sur le dernier réduit de l'EI à Damas (OSDH)

© AFP | D'épais nuages de fumée se dégagent d'un quartier du sud de la capitale syrienne Damas après des frappes du régime visant le groupe Etat islamique dans le camp de Yarmouk et des quartiers avoisinants, le 20 avril 2018

BEYROUTH (AFP) - 

Le régime syrien a bombardé vendredi intensément le camp palestinien de Yarmouk dans le sud de Damas pour la deuxième journée consécutive, tentant de faire plier les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) qui le contrôlent, a affirmé une ONG.

L'Agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a de son côté exprimé sa "profonde inquiétude" pour le sort des milliers de civils vivant dans le camp et ses alentours.

"Les forces du régime ont intensifié leurs bombardements sur plusieurs quartiers contrôlés par l'EI dans le sud de Damas, notamment celui de Hajar al-Aswad et dans le camp de Yarmouk" où de violents affrontements entre les deux camps ont eu lieu, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Sur des images photo et vidéo de l'AFP, on peut voir un épais nuage de fumée s'élever du camp après des frappes aériennes. Sur d'autres, on aperçoit des soldats diriger leur canons d'artillerie vers des sites du camp.

Ces frappes visent les positions "des groupes terroristes" et ont pour objectif de "nettoyer la région de Damas du terrorisme", selon l'agence de presse officielle syrienne Sana.

Après l'annonce la semaine dernière par Damas de la reconquête totale de l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale, à l'est de Damas, au terme d'une opération ayant tué 1.700 civils selon l'OSDH, les poches de résistance dans le sud de la capitale sont dans le viseur du régime.

Ces zones sont majoritairement contrôlées par l'EI depuis 2015.

Les jihadistes ont répliqué aux bombardements en tirant des missiles sur des quartiers voisins, tuant un civil vendredi, selon l'OSDH. Sana a de son côté affirmé que cinq civils avaient été blessés, après avoir rapporté un bilan de quatre morts et 52 blessés parmi les civils jeudi.

La mission de l'UNRWA à Damas s'est dite "profondément préoccupée par le sort des civils" avec la poursuite "des bombardements, des tirs de missiles et des affrontements violents à l'intérieur du camp et dans ses alentours".

Elle a estimé à quelque 6.000 le nombre de réfugiés palestiniens à l'intérieur du camp de Yarmouk et à 6.000 autres dans les zones environnantes, déplorant d'importants déplacements de civils vers le quartier voisin de Yalda.

Selon l'OSDH, le régime cherche à accroître la pression sur l'EI en l'écrasant sous les bombes après l'échec de négociations sur l'évacuation de ses combattants

L'organisation jihadiste a perdu l'essentiel du territoire qu'elle contrôlait avec son "califat", autoproclamé en 2014 sur une vaste zone à cheval sur la Syrie et l'Irak. Elle ne contrôle plus que 5% du territoire syrien, selon le géographe français spécialiste de la Syrie Fabrice Balanche.

© 2018 AFP