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Des militants d'extrême droite bloquent un col des Alpes, lieu de passage des migrants

© Piero Cruciatti, AFP | Des migrants se dirigeant vers le Col de l’Échelle pour passer la frontière franco-italienne en janvier 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 21/04/2018

Une centaine de militants de Génération identitaire, un mouvement d'extrême droite, ont bloqué samedi le col de l’Échelle dans les Alpes, à la frontière franco-italienne, point de passage de migrants depuis plusieurs mois.

Leur but: "veiller à ce qu'aucun clandestin ne puisse rentrer en France". Une centaine de militants du mouvement d'extrême droite Génération identitaire (GI) bloquaient samedi 21 avril le col de l'Échelle, dans les Hautes-Alpes, lieu de passage de migrants depuis l'Italie depuis des mois.

Le col de l’Échelle est un "point stratégique de passage des clandestins" depuis l'Italie, a fait valoir à un correspondant de l'AFP un porte-parole de GI, Romain Espino, en dénonçant "un manque de courage des pouvoirs publics". "Avec un petit peu de volonté, on peut contrôler l'immigration et les frontières".

Le groupe de militants, qui a demandé dans un communiqué "le blocage définitif du col de l'Echelle", est composé majoritairement de Français, mais compte aussi des Italiens, des Hongrois, des Danois, des Autrichiens, des Anglais et des Allemands. Après une ascension en raquettes sur la neige, ses membres ont matérialisé une "frontière symbolique" à l'aide de grillage en plastique de chantier. Ils prévoient de passer au minimum le week-end sur place et de "notifier" aux éventuels migrants "que la frontière et fermée et qu'ils doivent rentrer chez eux". Une banderole géante a été déployée à flanc de montagne pour relayer ce message en anglais, en caractères blanc sur fond rouge. Si des migrants devaient quand même passer "nous appellerions la gendarmerie (…). La justice fera après son travail", a indiqué Romain Espino.

Deux hélicoptères affrétés par GI survolaient le site samedi en milieu de journée. Des drones devaient suivre, ainsi qu'un avion biplace dimanche. Il s'agit "d'expliquer aux migrants éventuels que ce qui n'est pas humain, c'est de faire croire à ces gens qui traversent la Méditerranée ou les Alpes enneigées que ces parcours ne présentent aucun risque. C'est faux", déclare Romain Espino. "Ils ne vont pas trouver l'Eldorado, c'est immoral. Ceux qui en payent les frais, ce sont les Français", a-t-il ajouté.

Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent une augmentation exponentielle de migrants, essentiellement d'Afrique de l'Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l'Italie en 2016 et 1 900 en 2017. La pression migratoire reste "forte" à la frontière franco-italienne dans son ensemble, a indiqué vendredi soir le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, rappelant que 50 000 non-admissions avaient été prononcées en 2017.

Ce dernier a réagi et condamné cette durant les débats de la loi asile immigration : "Je condamne bien évidemment fermement les gesticulations intervenues au Col de l'Échelle. Seules les forces de l'ordre républicaines ont mandat pour agir sur notre territoire. Ne tombons pas dans le panneau de leur basse opération de communication". Concluant que c'était accorder plus de force à ces groupes qu'ils n'en avaient véritablement. 

Avec AFP

Première publication : 21/04/2018

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