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Ligue 1: Monaco, la déroute et le match d'après...

© AFP/Archives / Par Christophe BELLEUDI | L'entraîneur de Monaco, le Portugais Leonardo Jardim, pendant le match de L1 face à Rennes, le 4 avril 2018

MONACO (AFP) - 

"La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tomber, mais de se relever après chaque chute": Leonardo Jardim connaît ses classiques et cite Confucius pour inciter ses joueurs à réagir à Guingamp, samedi (20h00), après l'humiliation subie au Parc des Princes (7-1) dimanche dernier.

La semaine a été studieuse au centre d'entraînement de La Turbie alors que l'image désastreuse montrée par Monaco au Parc des Princes dimanche dernier, est très mal passée. Jusqu'au Palais princier, où le résultat est resté en travers de la gorge.

Mais en Principauté, il en faut plus pour une révolution. Avec fermeté et persuasion, la direction du club et son management sportif ont tenu la barre après avoir dit, la mine déconfite dimanche soir, qu'ils attendaient une réaction des joueurs.

Quant à l'entraîneur Leonardo Jardim, il assume la catastrophe. Mais il protège son équipe. "Cette semaine, mon job a été d'aider tout le monde à se relever", précise-t-il.

"Ce match est difficile à digérer parce qu'on n'a pas l'habitude d'en prendre sept, poursuit-il. Mais comme dit Confucius: +La plus grande gloire n'est pas de ne jamais tombé, mais de se relever après chaque chute+. La vie, le sport, c'est ça!"

Certes, le technicien a noté des insuffisances chez certains, mais l'heure du bilan de la saison n'est pas arrivé. Il a une qualification en C1 à aller chercher car malgré un +goal-average+ aminci, Monaco (2e, 70 points) devance Marseille et Lyon, derrière à quatre unités.

"Il reste cinq finales avec la certitude d'un avantage de trois points", dit-il.

En cas de sans-faute des Olympiques, Monaco devra donc gagner quatre fois pour rester deuxième. Or, les joueurs ne semblent pas au mieux. La Coupe du monde, les transferts, ça joue dans les têtes...

- Falcao: 'Rester fort' -

"C'est facile de nous critiquer aujourd'hui en disant que les anciens n'ont plus la capacité de tenir les matches à haute intensité, que les joueurs sollicités ont la tête ailleurs, que les recrues n'ont pas beaucoup de qualité", rétorque Jardim, qui reconnaît toutefois: "On a tous des émotions. Certains peuvent être un peu influençables concernant la Coupe du monde ou un transfert. Mais ils sont toujours très professionnels."

Et le Portugais de marteler efficacement sa communication positive. "Si Monaco prend 12 points, on fera la 2e meilleure saison de l'histoire du club avec les victoires à trois points, argumente-t-il. Cela fait aussi 25 ans que le club n'est pas aussi stable sur le podium. Sans parler du titre de l'an dernier ou des parcours européens. Ce sont ces joueurs-là qui l'ont fait. J'ai pleine confiance en eux."

A commencer par son capitaine, Radamel Falcao, qui dans la tempête, assume son rôle. "Rien n'a fonctionné à Paris, lance-t-il. Mais beaucoup d'exemples de grosses équipes ayant perdu ainsi existent. Moi, j'en ai déjà pris cinq contre Barcelone. On a parlé ensemble cette semaine. On a revu nos erreurs. Le plus important est de savoir que ça peut se passer. Il faut se relever dès samedi."

Monaco a donc préparé son déplacement en Bretagne avec minutie. "On ne peut pas changer le passé, dit Falcao. Le plus important est le futur, cette première finale contre Guingamp, qui n'a pas perdu ses trois derniers matches."

Pour justifier l'implication de tous, le buteur précise: "Celui qui pense qu'on joue à 50% n'a jamais été sportif de haut-niveau. Il est impossible d'exister au plus haut-niveau si on ne donne pas 100%. A 50%, on perd à Guingamp, sûr!"

Et le Tigre de conclure: "Il faut rester fort et avec de la personnalité. En ce moment, c'est nécessaire."

Par Christophe BELLEUDI

© 2018 AFP