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SNCF: l'intersyndicale affine sa stratégie, le trafic encore au ralenti

© AFP/Archives / Par Lucie AUBOURG, Jeremy TALBOT | Combo réalisé le 5 avril 2018 rassemblant les secrétaires généraux de l'UNSA cheminots Roger Dillenseger (en haut à gauche), de la CFDT cheminots Didier Aubert (en haut à droite), de la CGT cheminots Laurent Brun (en bas à gauche) et de Sud Rail Eric Santinelli (en bas à droite) arrivant au ministère des Transports à Paris

PARIS (AFP) - 

Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d'une grève qui perturbe encore fortement le trafic, pour débattre de la stratégie à adopter face à un gouvernement inflexible.

La direction de la SNCF table sur un TGV et Intercités sur trois en circulation, ainsi que deux Transilien et TER sur cinq. Comme lundi, un train sur deux devrait circuler en moyenne à l'international et, en région parisienne, sur les très fréquentées lignes A et B du RER.

Du côté d'Air France, touchée par une onzième journée de grève en deux mois, le plan de vols est également réduit. Au global, un avion sur quatre reste au sol - 70% des vols long-courriers, 65% des moyen-courriers et 80% des court-courriers sont maintenus.

L'intersyndicale composée de personnels navigants (27,2% de pilotes et 19,9% d'hôtesses et stewards en grève mardi, selon les estimations de la direction) et de personnels au sol organise un rassemblement à 11H00 à l'intérieur du siège d'Air France, à Roissy.

Deux heures plus tard, les cheminots se rassembleront place de la Bourse à Paris et devant les sièges régionaux du Medef, pour dire "non à la SNCF par actions".

A l'origine de l'initiative, la CGT-Cheminots (premier syndicat de la SNCF) entend protester contre la transformation du groupe ferroviaire, au 1er janvier 2020, en société anonyme à capitaux publics. Les syndicats y voient un "premier pas" vers une privatisation, malgré les démentis répétés du gouvernement.

Les cheminots seront soutenus par des salariés grévistes dans l'énergie, à l'appel de la FNME-CGT, première organisation syndicale du secteur. Des "actions convergentes" pourront avoir lieu avec des "coupures ciblées" dans des gares ou des "actions sur les rails", a dit à l'AFP Sébastien Menesplier, secrétaire général de la fédération. Celles-ci doivent être décidées au cas par cas lors d'assemblées générales mardi matin, a-t-il précisé.

- Grève allongée ? -

A 17H00, l'intersyndicale de la SNCF au complet (CGT, Unsa, SUD et CFDT) se retrouvera au siège de SUD-Rail, à Saint-Denis.

Poursuivre le mouvement au-delà de fin juin? Participer ou boycotter la rencontre prévue mercredi avec le gouvernement? Comment aborder la prochaine négociation avec la direction SNCF? L'ordre du jour est fourni, propice à de longs débats.

Le plus intense portera probablement sur la prolongation éventuelle de la grève après le 28 juin.

"Ca fait le buzz aujourd'hui de dire qu'on pourrait être encore en grève cet été, on pourrait l'être encore à Noël ou au Nouvel an", a déclaré Didier Aubert, de la CFDT Cheminots, mardi à l'antenne de Radio classique, rappelant qu'il y avait encore deux mois de grève par épisodes prévus d'ici l'été.

Il a souhaité qu'"à un moment donné, dans ce pays, on trouve raison et qu'on entame des négociations comme on aurait pu le faire depuis le départ".

Interrogé par l'AFP, Roger Dillenseger de l'Unsa n'a "pas envie d'annoncer qu'on ne trouvera pas de solution en trois mois", un scénario "impensable au regard des usagers, de l'entreprise, des cheminots".

Autre débat: faut-il se rendre mercredi à la séance censée clôturer la concertation sur "l'amélioration de la qualité du service public ferroviaire", au côté du patronat, d'associations d'élus, de collectivités et d'usagers, de députés et sénateurs et d'ONG environnementales?

Alors que les syndicats ont décidé la semaine passée de ne plus discuter avec la ministre des Transports, Élisabeth Borne, "logiquement aucune organisation syndicale ne devrait y participer", avance Sébastien Mariani (CFDT). L'Unsa espère au contraire pouvoir "trouver la solution pour y participer".

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a appelé mardi sur Cnews l'intersyndicale à "regagner" la table des négociations pour "utiliser la totalité des heures disponibles".

L'intersyndicale débattra également du lancement, mercredi selon la direction SNCF, des négociations internes sur la nouvelle organisation du travail et le futur socle social des cheminots.

A Air France, l'intersyndicale a promis d'annoncer jeudi "les jours de grèves prévus début mai" mais pourrait se réunir dès mardi pour affiner sa stratégie.

Par Lucie AUBOURG, Jeremy TALBOT

© 2018 AFP