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Moyen-Orient

Arabie saoudite : 48 personnes décapitées depuis le début de l'année 2018

© Yoan Valat, AFP | Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, le 10 avril 2018, à Paris.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/04/2018

L'Arabie saoudite a exécuté 48 personnes lors des quatre premiers mois de l'année, la moitié pour des affaires de drogue, a indiqué Human Rights Watch (HRW). Le royaume compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde.

C’est un macabre décompte. Selon l’ONG Human Rights Watch (HRW), 48 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l'année, dont la moitié pour des affaires de drogue sans violence.

"Beaucoup plus de gens condamnés pour des affaires de drogue demeurent dans les couloirs de la mort à la suite de condamnations par le système judiciaire pénal", écrit l'ONG basée à New York dans un rapport publié mercredi 25 avril. "C'est déjà terrible que l'Arabie saoudite exécute autant de gens, mais en plus nombre d'entre eux n'ont pas commis de crimes violents", déplore notamment Sarah Leah Whitson, responsable Moyen-Orient et Afrique Nord à HRW.

L'Arabie saoudite a procédé à une série de réformes l'année dernière, mais les organisations internationales de défense des droits de l'Homme lui demandent d'en faire plus et de modifier la façon dont sont traités les défenseurs des droits de l'Homme, d'arrêter les exécutions et d'annuler son système de mise sous tutelle des femmes. Des experts tirent régulièrement la sonnette d'alarme sur le manque d'équité des procès dans ce pays. Les autorités invoquent elles la dissuasion pour justifier la peine de mort.

Le recours aux décapitations

Le royaume compte l'un des taux d'exécutions les plus élevés au monde. Il est régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique, et applique la peine capitale dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.

En 2017, près de 150 personnes ont été exécutées dans le royaume, qui a recours aux décapitations à l'aide d'un sabre pour les mises à mort. Dans une interview ce mois-ci avec Time Magazine, le prince héritier Mohammed ben Salmane a toutefois suggéré que son pays pourrait changer les peines de mort en prison à vie dans certains cas, à l'exception des affaires d'homicide.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 26/04/2018

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