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FRANCE

"No money for terror", une conférence à Paris pour lutter contre le financement du terrorisme

© AFP | La "conférence de lutte contre le financement de Daech et d'Al-Qaïda" se tient les 25 et 26 avril 2018 à Paris.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 26/04/2018

Près de 500 experts et 80 ministres de 72 pays ont planché pendant deux jours, mercredi et jeudi, à Paris sur le financement du terrorisme international et sur les façons de l'entraver.

"No money for terror", voilà l'intitulé de la "conférence de lutte contre le financement de Daech et d'Al-Qaïda" organisée mercredi 25 et jeudi 26 avril à Paris. À l’issue de cette conférence rassemblant plus de 70 pays et une vingtaine d'organisations internationales, le président français Emmanuel Macron a salué la naissance d’une "coalition de Paris".

"Il y a dans la salle des pays qui ne pensent pas la même chose, qui n'ont pas les mêmes sensibilités, dont les intérêts géopolitiques ne sont pas les mêmes, qui se sont souvent divisés, qui ont parfois financé des groupes opposés", a souligné Emmanuel Macron, au siège de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais "tous nous avons conscience qu'on ne peut pas continuer ainsi" et qu'il faut "coopérer pour assécher tous les financements" à travers "cette coalition de Paris qui jamais ne doit se désolidariser".

"Ce que nous avons réussi à faire sur le terrain d'un point de vue militaire, nous devons le faire dans la lutte contre le financement de Daech et d'Al Qaïda, avec la même force, la même détermination", a ajouté le président français.

Jeudi après-midi, la conférence s'est ouverte sur un exposé de Peter Neumann, directeur de l'International Center for the Study of Radicalisation du King's College de Londres, auteur en août d'une étude remarquée intitulée "Don't follow the money" ("Ne suivez pas l'argent"), dans laquelle il estimait que "la guerre au financement du terrorisme telle qu'elle est menée depuis 2001 a souvent été coûteuse et improductive". Les enquêteurs et services antiterroristes du monde entier ont été au cours des dernières années confrontés à des attentats ou des tentatives d'attentats, surnommés "terrorisme low cost", qui ont mobilisé de très petites sommes d'argent, difficiles voire impossibles à tracer et repérer à l'avance.

Jeudi matin, le procureur de Paris François Molins a révélé qu'un total de 416 donateurs ayant participé au financement du groupe État islamique (EI) avaient été identifiés en France. Il s'est alarmé d'un "micro-financement" du terrorisme alimenté par des sommes "modiques mais en nombre important". Interrogé sur le coût des attaques jihadistes de 2015 en France, le magistrat a estimé que "les terroristes ont eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats de janvier 2015 (contre le journal Charlie Hebdo et le supermarché Hyper Cacher) et 80 000 pour ceux du 13 novembre" 2015 à Paris et Saint-Denis (130 morts).

Terrorisme "low cost"

Les enquêteurs et services anti-terroristes du monde entier ont été au cours des dernières années confrontés à des attentats ou des tentatives d'attentats, surnommés "terrorisme low cost", qui ont mobilisé de très petites sommes d'argent, difficiles voire impossibles à tracer et repérer à l'avance.

En janvier 2015, une chercheuse norvégienne, Emilie Oftedal, a étudié pour le compte du Norwegian Defense Research Establishment (FFI) 40 cellules terroristes qui ont, entre 1994 et 2013, organisé ou tenté d'organiser des attentats en Europe. Dans les trois-quarts des cas, le montant des sommes en jeu pour l'organisation des attaques n'a pas dépassé 10 000 dollars.

"Les terroristes collectent, transfèrent et dépensent l'argent de façon remarquablement ordinaire, écrivait Emilie Oftedal dans son rapport. La source de financement la plus fréquente sont les salaires et les économies des membres, suivie par la petite délinquance".

Une source élyséenne précise par ailleurs : "Les attentats commis sur le sol européen ou nord-américain coûtent certes très peu d'argent. Mais les groupes terroristes (…) se comportent comme des organisations, qui ont des coûts de fonctionnement, de structure. Il faut recruter, former, équiper. Oui, il y a le terrorisme low cost, mais il faut aussi traiter du financement de ces organisations".

Avec AFP

Première publication : 26/04/2018

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