Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Irlande: référendum historique sur l'avortement

En savoir plus

TECH 24

VivaTech 2018 : Paris veut s'imposer sur la mappemonde du numérique

En savoir plus

BILLET RETOUR

La bataille et ses héros en mémoire, Kobané se reconstruit

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

En Guadeloupe, les papilles des Antilles

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Coalition populiste en Italie : une nouvelle crise en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Données personnelles : qui a peur du RGPD ?

En savoir plus

#ActuElles

Salvador : en prison pour une fausse couche

En savoir plus

MODE

Anti_Fashion, mais pas anti-mode !

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Françoise Fabian, l’enchanteuse !

En savoir plus

Des fusains de pin "fabriqués maison" par les peintres de la grotte Chauvet

© POOL/AFP/Archives | En avril 2015, l'ex président François Hollande avait inauguré la Caverne de Pont-d'Arc, réplique de la grotte de Chauvet

LYON (AFP) - 

Les artistes de la préhistoire qui ont orné les parois de la grotte Chauvet ont privilégié le charbon de pin, gros producteur de bois mort et gage de beaux tracés, pour fabriquer leurs fusains, selon une étude publiée dans la revue Antiquity.

Sur les 171 échantillons analysés, tous sauf un sont en effet issus de pins, révèlent ces travaux conduits par plusieurs chercheurs du CNRS qui ont fait parler les charbons de bois de la grotte ardéchoise.

Ces charbons ont été laissés par les hommes de l'Aurignacien (37.000 à 33.500 avant notre ère) et du Gravettien (31.000 à 28.000) ayant fréquenté le site Chauvet-Pont d?Arc (Ardèche), exceptionnellement préservé.

Parmi les nombreux foyers identifiés, souligne l'étude, une partie était dévolue uniquement à la production de charbon de pin dont les artistes se servaient pour la réalisation de leurs fresques, chefs-d??uvre de l?art pariétal.

"A la verticale exacte de la représentation d'un cheval, on retrouve ainsi de la poudre de charbon de pin correspondant au fusain qui s'écrase dans les doigts du peintre", explique à l'AFP Jean-Michel Geneste, conservateur national du patrimoine et archéologue de la préhistoire. Il y a également des amas de charbon de pin servant à fabriquer les fusains au pied des parois ornées.

La présence de ces conifères témoigne d?un climat froid et sec, avec un paysage de steppe rythmé par des bosquets de pin, de bouleau ou de genévrier.

"Le charbon de pin donne un très beau tracé, bien noir", poursuit l'archéologue. "Il est possible que cet arbre ait été privilégié pour ces qualités. Mais il était aussi sans doute le plus accessible, le plus facile à récolter." De plus, il brûle bien et donnait de grandes flammes permettant d'éclairer la grotte.

La grotte Chauvet a été découverte en 1994 par un trio de spéléologues amateurs. Elle a depuis été inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

© 2018 AFP