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Amériques

Après Emmanuel Macron, Donald Trump reçoit Angela Merkel avec moins de faste

© Tobias Schwarz, AFP | La chancelière allemande, Angela Merkel, est arrivée jeudi 26 avril dans la capitale américaine.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/04/2018

Trois jours après Emmanuel Macron, le président américain Donald Trump reçoit vendredi 27 avril Angela Merkel avec beaucoup moins de décorum, mais les mêmes désaccords marqués, du dossier nucléaire iranien aux tarifs douaniers.

Arrivée jeudi à Washington, la chancelière allemande entame vendredi 27 avril une visite officielle aux États-Unis, trois jours après celle d’Emmanuel Macron. Le contraste entre la visite d’Angela Merkel et celle du président français devrait être saisissant : un déjeuner de travail et une conférence de presse commune sont prévus, mais ni coups de canon, ni tapis rouge.

"Restes réchauffés du dîner de gala avec le merveilleux Emmanuel Macron"

Un dessin publié en une du quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung résume avec humour le changement de décor : sur une table prête à accueillir la chancelière, un simple menu sur lequel on peut lire "Restes réchauffés du dîner de gala avec le merveilleux Emmanuel Macron".

Sur la forme, la chancelière ne devrait pas multiplier les embrassades, tapes dans le dos et signes ostensibles de complicité, comme l'a fait le dirigeant français en début de semaine avec son "ami" Donald. Sur le fond, les discussions entre le président américain, au pouvoir depuis 15 mois, et la chancelière allemande, qui a obtenu un quatrième mandat à l'issue de plusieurs mois de tractations, dont elle est ressortie affaiblie, s'annoncent particulièrement tendues.

Donald Trump a promulgué des taxes de 25 % sur les importations d'acier et de 10 % sur celles d'aluminium en mars, accusant ses partenaires commerciaux de pratiques déloyales. Il en a néanmoins exempté l'Union européenne jusqu'au 1er mai. Or Larry Kudlow, son principal conseiller économique, a prévenu jeudi que ces exemptions ne seraient prolongées que si les États-Unis obtenaient des concessions, évoquant en particulier le secteur automobile.

"On doit partir du principe que les taxes douanières seront là le 1er mai", a indiqué un responsable gouvernemental allemand sous couvert de l'anonymat, "il nous faudra voir ce que nous allons faire".

L'autre objectif d'Angela Merkel est de tenter de convaincre le président américain que l'accord sur le nucléaire iranien doit être préservé, faute de quoi Téhéran pourrait reprendre sa quête de l'arme atomique et provoquer une course à l'armement dans une région instable. À l'issue de sa visite de trois jours à Washington, Emmanuel Macron a dit avoir le sentiment que Donald Trump allait retirer les États-Unis de cet accord "pour des raisons de politique intérieure".

Avec AFP

Première publication : 27/04/2018

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