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FRANCE

Défilés du 1er-Mai : la manifestation dégénère à Paris

© AFP | Des centaines d'individus encagoulés ont bloqué la manifestation parisienne du 1er-Mai.

Vidéo par Nabia MAKHLOUFI

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 01/05/2018

Des centaines d'individus encagoulés, des voitures et des magasins saccagés, des heurts avec la police : la manifestation parisienne du 1er-Mai a été émaillée de spectaculaires incidents. Quelque 200 personnes ont été interpellées.

La manifestation parisienne du 1er-Mai, qui s'est élancée depuis la place de la Bastille, a été marquée par plusieurs débordements. Quelque 1 200 individus encagoulés de la mouvance radicale "black blocks" ont provoqué des incidents en marge du défilé, selon la préfecture de police de la capitale. Environ 200 personnes ont été interpellées et placées en garde à vue.

Entre la gare d'Austerlitz et le boulevard de l'Hôpital, dans le 13e arrondissement de Paris, "le cortège a littéralement dégénéré", selon l'envoyée spéciale de France 24, Nabia Makhloufi, qui pointe du doigt les manifestants encagoulés, "vêtus de noirs et portant des lunettes", qui ont "progressivement infiltré la manifestation".

"À l'approche du dispositif sécuritaire, ils ont commencé à se saisir de projectiles, tels que des cannettes, des pavés ou encore des panneaux de circulation, pour les lancer sur les forces de l'ordre", a-t-elle constaté. Des commerces ont été pris pour cibles, tels que le McDonald's de la gare d'Austerlitz, qui a été saccagé et partiellement brûlé, indiquent des témoins.

Des groupes anarchistes, antifascistes et zadistes

"Certains se revendiquent comme des groupes anarchistes, antifascistes et d'autres comme des zadistes, poursuit-elle. Ils ont tous répondu présents à l'appel lancé notamment sur Facebook par le Mili (Mouvement inter-luttes indépendant, NDLR)".

La préfecture de police craignait des débordements à la suite de messages de "des groupes extrémistes" indiquant vouloir faire de cette journée "un grand rendez-vous révolutionnaire", et prévoyant de "s'en prendre violemment aux forces de l'ordre ainsi qu'aux symboles du capitalisme".

Gérard Collomb condamne

"Je condamne avec une absolue fermeté les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et qui ont dévoyé les cortèges du 1er mai, a réagi Emmanuel Macron Sur Twitter. Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes."

Le ministère de l'Intérieur Gérard Collomb a également dénoncé "les violences et dégradations" en marge du défilé.

20 000 manifestants dans le cortège syndical

Émaillé de plusieurs incidents sur le trajet, le cortège s'est ébranlé avec plus d'une heure de retard, vers 15 h 40, depuis la place de la Bastille pour rejoindre la place d'Italie, avec plusieurs arrêts contraints par les débordements.

Le cortège syndical a été "invité" à gagner la place d'Italie en passant désormais pas le quai de la Râpée et non plus par le boulevard de l'Hôpital (XIIIe arrondissement) où se sont produits dégradations et heurts entre forces de l'ordre et un millier de personnes encagoulées.

Côté syndicats, plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées à l'appel de la CGT, Solidaires, la FSU et des fédérations franciliennes de FO. Les syndicats étudiant Unef et lycéen UNL étaient aussi présents en tête de cortège. Quelque 20 000 manifestants étaient rassemblés, a annoncé la préfecture de police de Paris, mais la CGT comptabilise 55 000 personnes. L'an dernier, 30 000 personnes avaient défilé à Paris, selon la préfecture de police, contre 80 000 selon les organisateurs.

"Un 1er-Mai revendicatif, combatif ; contre la remise en cause des acquis sociaux, la sélection à l'université ; pour le progrès social, la paix, la solidarité internationale", proclamait la banderole de tête.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a regretté que FO et la CFDT aient boudé l'appel de sa confédération. "J'en suis désolé, je ne comprends pas, alors qu'il y a beaucoup de luttes unitaires dans tout le pays, qu'au niveau des confédérations on n'arrive pas à mettre de côté nos différences pour travailler ce qui nous rassemble", a-t-il dit devant la presse avant le départ.

Pour Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, "ce qui est important, c'est qu'à partir de toutes ces luttes qui existent, (...) pendant tout le mois de mai, on construise de plus en plus fortement une mobilisation qu'on souhaite la plus large et la plus forte possible". Bernadette Groison (FSU) a regretté elle aussi cette "tradition française" de division syndicale.

L'an dernier, près de 142 000 personnes avaient manifesté à Paris selon la police, et six policiers avaient été blessés, dont l'un grièvement par un cocktail Molotov.

Avec AFP

Première publication : 01/05/2018

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