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Moyen-Orient

Soixante-dix ans d'affrontements autour du statut de Jérusalem

© Archives AFP | Israélienne, palestinienne ou internationale ? La question du statut de Jérusalem agite la région depuis 1947.

Vidéo par Inès OLHAGARAY

Texte par Romain HOUEIX

Dernière modification : 14/05/2018

Depuis le plan de partage de la Palestine adopté par l’ONU en 1947, le statut de la ville sainte de Jérusalem est sujet de débats. L’autorité palestinienne revendique l’est de la ville comme capitale, les Israéliens l’intégralité. Chronologie.

En direct : des dizaines de morts à Gaza le jour de l'inauguration de l'ambassade américaine à Jérusalem

En reconnaissant Jérusalem comme capitale de l'État d'Israël le 6 décembre 2017, traduit dans les actes par l'inauguration de leur ambassade lundi 14 mai, les États-Unis de Donald Trump rompent avec le positionnement de la majeure partie de la communauté internationale. En effet, la question du statut de la ville de Jérusalem est une source de tensions entre Palestiniens et Israéliens depuis le plan de partage de l'ONU de 1947.

>> À lire : Jérusalem déchirée entre joie des Israéliens et sentiment d'abandon des Palestiniens

• 1947 : le plan de partage de la Palestine

L'Assemblée générale de l'ONU vote le 29 novembre la résolution 181 qui fixe un plan de partage de la Palestine, alors sous mandat britannique. Les Nations unies prévoient trois entités : un État juif (Israël), un État arabe (la Palestine), et Jérusalem, sous statut international.

• 1948 -1950 : guerre israelo-arabe et enterrement du plan de partage

Le 15 mai 1948, David Ben Gourion, président du Conseil national juif, proclame l'indépendance d'Israël. Le lendemain, la première guerre israélo-palestinienne éclate. Des pays voisins tentent d'envahir le nouvel État : l'Égypte, la Transjordanie, la Syrie, l'Irak et le Liban. C'est le début de la "Nakba" (la "catastrophe"), l'exode des Palestiniens vers les pays voisins.

Le conflit se solde par une scission de la ville : l’Est est occupé par la Transjordanie, l’Ouest par Israël, qui en fait officiellement sa capitale en 1950. La convention d’armistice précise que l’accès aux lieux saints doit rester libre. Un vote de l'Assemblée générale des Nations unies la même année enterre l'idée d'une internationalisation de la ville.

• 1967 : guerre des Six jours

Israël déclenche le 5 juin la troisième guerre israélo-arabe dite des Six jours, et occupe le Sinaï, la bande de Gaza, la Cisjordanie, le plateau du Golan et annexe de facto Jérusalem-Est. Une motion adoptée la même année à la Knesset, le Parlement israélien, proclame la ville "capitale éternelle et indivisible d’Israël et du peuple juif".

• 1980 : Jérusalem, capitale "une et indivisible" de l'État d'Israël

La Knesset adopte le 30 juillet, la loi de Jérusalem, une de ses lois fondamentales. Elle proclame Jérusalem "une et indivisible" comme la capitale de l'État d'Israël. Le 28 août 1980, la résolution 478 du Conseil de sécurité des Nations unies somme Israël de se retirer des territoires palestiniens qu'il occupe, dont Jérusalem-Est. La loi fondamentale est qualifiée de "violation de la loi internationale". La résolution 478 somme par ailleurs tous les pays ayant une mission diplomatique à Jérusalem de s'en retirer.

• 1987-1988 : création du Hamas et revendication de l'intégralité de Jérusalem

Le mouvement islamiste Hamas est créé en 1987 et proclame que "la terre de Palestine est une terre islamique". Dans sa charte adoptée le 18 août 1988, outre la destruction de l'État d'Israël, il revendique l'intégralité de Jérusalem comme capitale de l'État palestinien.

• 1995 : le "Jerusalem Embassy act"

Une loi adoptée par le Congrès américain affirme que "la ville de Jérusalem est depuis 1950 la capitale de l'État d'Israël" et exige de la Maison Blanche le déménagement de l'ambassade américaine de Tel-Aviv à Jérusalem. La loi prévoit toutefois que le président des États-Unis peut obtenir une dérogation pour le maintien de l'ambassade à Tel-Aviv en vertu "d'intérêts de sécurité nationale", à la condition d'en signer expressément la demande tous les 6 mois. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama utiliseront ce droit.

>> À lire : Israélienne, palestinienne ou internationale, quel statut pour Jérusalem ?

• 2017 : la reconnaissance américaine

Rompant avec la géopolitique traditionnelle au Moyen-Orient, le président américain, Donald Trump, reconnaît le 6 décembre, Jérusalem comme capitale d'Israël et y ordonne le transfert de l'ambassade des États-Unis. Dans la foulée, le Guatemala et le Paraguay annoncent qu'ils déplaceront également leur ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

Première publication : 14/05/2018

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