Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Sénégal : les étudiants en colère

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Trump - Kim : rupture prononcée, paix envolée ?

En savoir plus

POLITIQUE

"Un personnage de roman" : Philippe Besson a suivi Macron pendant la campagne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Zabou Breitman, maîtresse de cérémonie de la 30e Nuit des Molières

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ministre rwandaise des Affaires étrangères : "Paris et Kigali ont pris un nouveau départ"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Le football américain s'agenouille devant Trump"

En savoir plus

L’invité du jour

Barthélémy Toguo : "Il n’y a pas assez de musées en Afrique"

En savoir plus

FOCUS

Vietnam : à l'école des futures stars du football

En savoir plus

L'INFO ÉCO

VivaTech : Paris, capitale des start-ups pendant 3 jours

En savoir plus

FRANCE

Pour la deuxième année consécutive, les actes homophobes augmentent en France

© Valery Hache, AFP | La Gay Pride à Nice, le 5 août 2017.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 16/05/2018

Les actes homophobes sont en hausse, selon un rapport publié mardi par SOS Homophobie, qui s'alarme de l'explosion des cas relevant du voisinage et du milieu scolaire. En cause : "la montée d'une parole homophobe" dans la sphère politique.

Les actes homophobes ne diminuent pas en France, ils sont même en hausse d’après les chiffres de l’année 2017 publiés par SOS Homophobie : l’association a recueilli 1 650 témoignages, soit 4,8 % de hausse par rapport à 2016 (1 575 témoignages), qui avait déjà enregistré une importante recrudescence, de l’ordre de 19,5 %, par rapport à 2015.

Cette hausse est confirmée par les chiffres de la délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l'antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), également publiés mardi 15 mai : 1 026 infractions à caractère homophobe ou transphobe ont été enregistrées l'an passé par les forces de l'ordre, en très légère hausse par rapport à 2016 (1 020 infractions).

Les chiffres de 2017 sont certes inférieurs au pic de 2013 (3 517 témoignages), au moment où l’adoption de la loi sur le mariage pour tous cristallisait une opposition tenace au sein de la "Manif pour tous". Le niveau actuel "se situe dans la fourchette haute" des années qui ont précédé la loi Taubira, souligne SOS Homophobie.

Parole des victimes se libère

SOS Homophobie voit une corrélation entre les prises de parole politiques sur des lois qui concernent les individus LGBT, et une hausse d’une homophobie sans retenue. "Nous revenons dans une phase ascendante de témoignages. Nous appelons le gouvernement à ne pas faire traîner en longueur les débats sur la PMA", dont l'ouverture aux lesbiennes et femmes célibataires est au menu des États généraux de la bioéthique, a déclaré Joël Deumier, président de SOS Homophobie, en conférence de presse. "Nous ne voulons pas revivre la même déferlante de haine que lors des débats sur le mariage".

Cette augmentation peut s'expliquer, selon Joël Deumier, par "une montée de la parole homophobe en 2017 dans un contexte électoral", avec des "prises de positions publiques de candidats, comme François Fillon, pour la réécriture de la loi Taubira". "Cela a des répercussions dans le monde réel, avec des digues morales qui reculent", favorisant les passages à l'acte, a-t-il déploré.

Autre façon d’analyser ces chiffres : la hausse "peut être vue comme une bonne nouvelle, car la parole des victimes s'est libérée", décrypte Joël Deumier.

Les victimes sont le plus souvent des hommes (58 %), jeunes (56 % ont moins de 35 ans, quand leur âge est connu). Lieux publics, travail, voisinage, famille, école, commerces et services : dans plus d'un cas sur deux (55 %), l'homophobie survient "dans les contextes relatifs à la vie quotidienne", note l'étude.

Les cas relevant du voisinage (+84 %) et du milieu scolaire (+38 %) explosent. Cela "a de quoi alarmer dans la mesure où le domicile est censé être un lieu où l'on se sent en sécurité", souligne SOS Homophobie qui rappelle par ailleurs que "'PD' reste l'insulte la plus prononcée dans les cours de récréation".

Avec AFP

Première publication : 15/05/2018

  • CINÉMA

    Kenya : le film "Rafiki"’ sélectionné à Cannes mais interdit dans son pays

    En savoir plus

  • TCHÉTCHÉNIE

    Homosexuels tchétchènes réfugiés en Russie : "La peur est toujours là"

    En savoir plus

  • ÉTATS-UNIS

    La parole raciste, antisémite et homophobe se libère depuis l'élection de Trump

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)