Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE DÉBAT

Sommet "Tech For Good" : la "French Tech" a-t-elle le vent en poupe ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Solo, a Star Wars story" : à l’origine du mythe

En savoir plus

FACE À FACE

Macron et les banlieues : une vision libérale ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Un archevêque australien condamné pour avoir couvert un pédophile"

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Les marchés financiers inquiets pour l'Italie

En savoir plus

L’invité du jour

Marc Hecker : "Il faut faire plus sur la prévention de la radicalisation"

En savoir plus

FOCUS

Le divorce bientôt légal aux Philippines ?

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Mark Zuckerberg: "Opération contrition"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Opération antiterroriste au Burkina Faso : trois "présumés jihadistes" abattus

En savoir plus

"Don Quichotte" dans les salles obscures ? Réponse vendredi

PARIS (AFP) - 

Les cinéphiles pourront-ils voir samedi "L'homme qui tua Don Quichotte" en même temps que les stars à Cannes ? Réponse vendredi alors qu'une nouvelle action en justice va être engagée contre le film porté depuis plus de 20 ans par Terry Gilliam.

C'est "à partir de 15H30, mais peut-être un peu plus tard" que le juge des référés du TGI de Paris fera connaître sa décision.

Pendant deux heures et demie, les débats ont encore été animés lors de cette audience en urgence, la deuxième en neuf jours qui voit le producteur portugais Paulo Branco s'opposer à l'exploitation du film dont il affirme toujours détenir les droits.

Cette fois, il réclamait la suspension de la sortie en salles du long métrage "L'homme qui tua Don Quichotte" .

La défense de M. Branco a profité de l'audience pour ouvrir un nouveau front, annonçant un recours devant le tribunal administratif contre le visa d'exploitation accordé, jeudi dernier, par le Centre National du cinéma (CNC).

Une décision inacceptable pour Me Claire Hocquet, l'avocate de M. Branco, qui a dénoncé "une intervention ministérielle", alors que "le CNC savait que la demande de visa était irrecevable" puisque, selon elle, son client est détenteur des droits.

"La demande de visa est présentée par un producteur. Or, en l'espèce, le producteur c?est la personne qui prend l?initiative et la responsabilité de la réalisation de l??uvre", a rétorqué Me Benjamin Sarfati, l'avocat de Terry Gilliam, qui a réalisé son film avec de nouveaux producteurs.

Pour sa part, l'entourage de la ministre de la Culture Françoise Nyssen a fait valoir qu'"en l'absence de certitude s'agissant de l'identité de la société qui détient les droits de Don Quichotte, c'est évidemment l'intérêt du public qui prime et c'est la raison pour laquelle le CNC a délivré le visa".

Ce conflit oppose depuis bientôt un an Paulo Branco, via sa société Alfama Films, à Gilliam, ses producteurs (Kynology) et son distributeur (Star Invest Film) français, pour les droits d'exploitation. Droits que M. Branco avait achetés à M. Gilliam en 2016.

- 225 salles ? -

Après différents désaccords artistiques et financiers lors de la préproduction, le cinéaste britannique avait résilié son contrat avec le producteur portugais.

Il s'est alors tourné vers la société espagnole Tornasol qui faisait initialement partie de la structure de coproduction constituée par Alfama Films. Et c'est avec elle, qu'il a finalement réalisé son film entre mars et juin 2017 pour 16,3 millions d'euros, mettant fin croyait-il à vingt ans de malédiction.

Pour l'heure, Alfama Films a remporté trois victoires judiciaires. En mai 2017, un juge lui a notamment donné raison sur le fond en première instance, sur les droits de ce long-métrage. Un jugement en appel est attendu le 15 juin.

Mais il a essuyé une première défaite mercredi dernier, le juge des référés ayant autorisé la projection du film en clôture du Festival de Cannes. Ce qu'avait contesté Paulo Branco.

Cannes où compte bien se présenter Terry Gilliam, qui se remet d'un accident vasculaire survenu il y a dix jours et qui l'a contraint à une hospitalisation de 48 heures à Londres. "Je suis fatigué, je dois ralentir la cadence mais je n'ai pas l'intention de rater la projection de film samedi soir", a dit le cinéaste de 77 ans au JDD.

Le même jour, le film devrait "sortir dans 225 salles" en France, a rappelé mercredi, l'avocat de Star Invest, Me Christophe Ayela. "650.000 euros ont été investis dans la communication par Star Invest. Si la distribution est bloquée, cet argent sera jeté à la poubelle et ce sera la ruine pour Star Invest", a-t-il plaidé devant le juge.

Traînant une réputation de film maudit, "Don Quichotte" a mis plus de 20 ans pour aboutir.

L'adaptation très libre du classique de Cervantes réunit Jonathan Pryce ("Brazil"), en ingénieux hidalgo, et Adam Driver ("Star Wars: le Réveil de la Force") en Sancho Panza.

Par Nicolas PRATVIEL

© 2018 AFP