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GB: le gouvernement nationalise des lignes ferroviaires déficitaires

© AFP/Archives | Train de Virgin Trains East Coast en gare de Londres Kings Cross le 16 mai 2018

LONDRES (AFP) - 

Le gouvernement britannique a annoncé mercredi qu'il allait reprendre sous son égide des lignes de train dans l'Est qu'il avait privatisées il y a trois ans, face à l'incapacité de l'entreprise exploitante à rentrer dans ses frais.

"Je vais mettre fin aux contrats de Virgin Trains East Coast le 24 juin 2018", a déclaré le ministre conservateur des Transports Christopher Grayling à la Chambre des Communes.

Cette franchise ferroviaire exploite plusieurs lignes extrêmement fréquentées qui longent la côte Est du Royaume-Uni entre Londres et Edimbourg et desservent plusieurs villes anglaises historiques comme York, Leeds, Durham ou encore Newcastle.

Cette décision du gouvernement implique que l'exploitation de ces lignes de transport ferroviaire de passagers sera réalisée sous l'égide des autorités publiques à partir du 24 juin, en tant qu'"exploitant de dernier ressort" et sous le nom de London and North Eastern Railway.

Les autorités ne devraient toutefois assurer ce fonctionnement que pendant une période transitoire, à l'issue de laquelle il pourrait être attribué à un partenariat public-privé.

Le gouvernement en avait attribué l'exploitation à Virgin Trains East Coast à la fin 2014 pour huit ans. A l'époque, le contrat prévoyait le versement par la franchise à l'Etat d'une somme de 3,3 milliards de livres (3,75 milliards d'euros), pour obtenir le droit d'exploiter la ligne et d'en tirer des recettes sur la vente des billets de train.

Cette somme sera finalement loin d'être payée en totalité, le contrat prenant fin.

La franchise n'est pas parvenue à être rentable et, en début d'année, le ministre des Transports avait prévenu que les autorités allaient intervenir d'une façon ou d'une autre, jugeant que les exploitants avaient surestimé leur capacité à rentrer dans leurs frais.

Virgin Trains East Coast est elle-même une coentreprise détenue majoritairement par la société Stagecoach (90%) et par Virgin (10%).

Le directeur général de Stagecoach, Martin Griffiths, s'est dit "surpris et déçu" mercredi par la décision du gouvernement, l'entreprise ayant proposé aux autorités de nouvelles conditions financières afin de garantir sa rentabilité.

Il s'agit de la troisième franchise ferroviaire privée qui échoue à boucler l'exploitation jusqu'aux termes prévus sur ces lignes dans l'Est.

La privatisation de l'exploitation des chemins de fer a été réalisée au milieu des années 1990 au Royaume-Uni sous le gouvernement conservateur de John Major. Ses résultats sont très controversés, les travaillistes et les syndicats mettant en avant les surcoûts, retards et dysfonctionnements liés au saucissonnage de l'exploitation en une multitude de compagnies privées.

"Il est évident que la privatisation des chemins de fer a déraillé", a ironisé Hugh Roberts, responsable du rail dans le principal syndicat britannique, Unite. "Faire revenir les lignes de l'Est sous propriété publique de façon permanente doit constituer la première étape de renationalisation de l'ensemble du réseau ferroviaire", a-t-il argué.

"La privatisation du rail est un échec provoqué par un entêtement idéologique. Il serait mieux de siffler la fin de la privatisation, à la fois pour l'économie, pour le Trésor et pour les passagers qui paient leurs billets à des prix ruineux", a-t-il ajouté.

© 2018 AFP