Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burundi : "Oui" à 73% pour la réforme voulue par Nkurunziza

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les francs-maçons interdits de gouvernement en Italie

En savoir plus

LE DÉBAT

Italie : l'alliance qui fait trembler l'Europe

En savoir plus

LE GROS MOT DE L'ÉCO

Microfinance : on ne prête qu’aux pauvres

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Yves Duteil : avec "Respect", le poète chanteur signe son grand retour

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Le commandant Nicolas Maduro va poursuivre la révolution"

En savoir plus

L’invité du jour

Nadège Beausson-Diagne : "Nous sommes Noires avant d'être nous"

En savoir plus

FOCUS

Nicaragua : face au président Ortega, la colère des étudiants

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Italie : un programme qui entend mettre fin à "l'austérité"

En savoir plus

Marches blanches pour Naomi Mussenga: les cortèges réclament "justice et vérité"

© AFP | Famille et proche de Naomi Musengaparticipe à une marche silencieuse, le 16 mai 2018 à Strasbourg

STRASBOURG (AFP) - 

"Justice et vérité pour Naomi Musenga": un millier de personnes ont défilé mercredi en silence dans le centre de Strasbourg derrière cette banderole portée par la famille de la jeune femme décédée fin décembre après d?atroces souffrances ignorées par une opératrice du Samu.

Parents, frères et soeurs, amis de la victime et élus parmi lesquels le député LREM du Bas-Rhin Thierry Michels ont emmené le cortège. En tête :un grand portrait de Naomi et cette banderole où figuraient aussi ces mots, "Hommage et pensées pour tous les oubliés et toutes les Naomi de l'ombre".

"Plus jamais ça", a lancé la mère de la jeune fille, prenant la parole, la voix chargée d'émotion, avant que le cortège ne s'ébranle, devant une assistance dans laquelle beaucoup portaient des t-shirts blancs à l'effigie de "Naomi 1995-2017".

"Par vous, elle continue de parler", a lancé cette aide-soignante qui s'est refusée à "cribler" de reproches "l'appareil médical" dans son ensemble mais a pointé des "gens qui n'ont rien à faire dedans".

A la tribune, les orateurs se sont succédé pour réclamer "que justice soit faite", telle Helène Veit, 24 ans, une amie d'enfance qui s'est souvenue d'une jeune femme "très agréable" et "au grand coeur" dont elle ne voudrait pas que l'histoire sombre dans l'oubli.

Un instant, le cortège silencieux a marqué le pas quand un frère de Naomi a scandé, le point levé : "Justice pour Naomi Musenga" repris en choeur durant la marche par la foule.

A Paris, une petite cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant l'Opéra Garnier.

Après des prises de parole sur les marches de l'opéra, une délégation de 22 personnes est allée déposer 22 roses blanches devant le ministère de la Justice ainsi qu'une lettre à l'attention de la ministre Nicole Belloubet.

"22 roses car Naomi avait 22 ans et blanches pour la pureté. Devant l'Opéra Garnier, car Naomi aimait le gospel et la musique", a rappelé Thierry Paul Valette, représentant du Centre d'observation des inégalités (Codi), organisateur de cette marche.

Sur le court trajet jusqu'au ministère, la délégation a scandé : "Justice pour Naomi" et "le Samu ne doit pas tuer".

Une troisième marche blanche a été organisée à Valence par le Codi, réunissant une vingtaine de personnes, selon la police.

© 2018 AFP