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FRANCE

Attaque au couteau à Paris : deux femmes arrêtées, un homme présenté au juge

© Thomas Samson, AFP | François Molins (centre), procureur de Paris, sur son chemin pour une conférence de presse, jeudi 17 mai 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/05/2018

Le procureur de Paris, François Molins, a détaillé jeudi l'enquête sur l'attaque jihadiste au couteau perpétrée samedi 12 mai : un ami de l'assaillant a été présenté à un juge et deux jeunes femmes ont été interpelées.

L'enquête sur l'attaque jihadiste au couteau perpétrée samedi soir à Paris s'est accélérée jeudi 17 mai avec la présentation à un juge d'un ami de l'assaillant en vue d'une éventuelle mise en examen, et les interpellations de deux femmes dans leur entourage.

Armé d'un couteau de cuisine, l'auteur de l'attaque, Khamzat Azimov, un Français d'origine tchétchène (Russie) qui était suivi pour radicalisation, a tué un passant de 29 ans et blessé cinq autres personnes dans le quartier Opéra, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. Le groupe État islamique (EI) a revendiqué l'attentat.

Un de ses amis, Abdoul Hakim A., âgé de 20 ans et arrêté dimanche à Strasbourg, a été déféré jeudi à l'issue de quatre jours de garde à vue et son placement en détention provisoire a été requis par le parquet. Il s'agit d'un très proche de l'auteur de l'attaque, dont la famille a vécu plusieurs années à Strasbourg.

"Les enquêteurs cherchent à savoir s'il a pu influencer dans sa quête jihadiste Khamzat Azimov, voire avoir eu connaissance du projet de ce dernier", a indiqué une source proche de l'enquête. Abdoul Hakim A. a contesté "une quelconque participation" ou "implication" dans l'attentat, a assuré le procureur de Paris François Molins, lors d'une conférence de presse.

Interpellation de deux jeunes femmes

Le procureur a également annoncé l'interpellation jeudi à Paris de deux jeunes femmes "proches de Abdoul Hakim A. et de Khamzat Azimov", dans le cadre de l'information judiciaire ouverte notamment pour assassinat et tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste.

L'une d'elles, Inès H., est une jeune Francilienne radicalisée qui s'était mariée religieusement avec Abdoul Hakim A. avant de tenter de partir en Syrie, a appris l'AFP de sources concordantes. L'autre femme est une de ses amies, selon une source proche de l'enquête.

En janvier 2017, Inès H. avait été mise en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste et placée sous contrôle judiciaire dans une instruction à Paris où trois autres femmes sont impliquées, selon des sources proche de l'enquête.

Lors d'une perquisition au domicile d'Abdoul Hakim A., sept téléphones ont été saisis mais le portable qu'il utilisait le plus souvent demeure introuvable. Il a affirmé aux enquêteurs l'avoir perdu le matin même de son arrestation mais des investigations ont permis de déterminer qu'il avait envoyé à sa soeur, le soir de l'attentat, sur l'application de messagerie instantanée WhatsApp, "un chant jihadiste, souvent repris par l'(organisation) État islamique", a souligné le procureur de Paris.

Ce suspect travaillait depuis janvier en contrat à durée déterminée à l'accueil de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) à Strasbourg et son contrat avait été renouvelé jusqu'à décembre.

Avec AFP

Première publication : 17/05/2018

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