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Amériques

Le Sénat américain confirme la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA

© Mandel Ngan, AFP | Gina Haspel à sa sortie du Sénat américain, le 9 mai 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 17/05/2018

Gina Haspel, confirmée jeudi par le Sénat américain pour diriger la CIA, a une expérience de 33 ans dans l'ombre des opérations clandestines, une carrière toutefois ternie par son rôle controversé dans des programmes de torture.

Le Sénat américain a confirmé jeudi 17 mai la nomination de Gina Haspel à la tête de la CIA, malgré son rôle controversé dans des programmes de torture après les attentats du 11 septembre 2001.

>> Portrait : Gina Haspel, des prisons clandestines à la tête de la CIA

À 61 ans, dont 33 passés au sein de l'agence américaine du renseignement, elle était la candidate désignée par Donald Trump. Lors du vote, elle a obtenu le soutien de six élus de l'opposition démocrate pour obtenir 54 des 99 voix de la chambre haute du Congrès.

Auparavant directrice adjointe de l'agence basée à Langley (Virginie), spécialiste des opérations clandestines, elle devient la première femme à la diriger, succédant à Mike Pompeo, nommé secrétaire d'État. Sa candidature a créé la polémique car elle a dirigé pendant au moins une partie de l'année 2002 une prison secrète de la CIA en Thaïlande, où les détenus suspectés d'appartenir à Al-Qaïda étaient fréquemment torturés.

Auditionnée la semaine dernière par la commission sénatoriale du Renseignement, chargée de valider sa candidature, elle avait promis que, sous sa direction, la CIA ne reprendrait pas ce programme controversé d'interrogatoires. Elle avait toutefois estimé qu'il avait fourni "des informations de valeur" pour empêcher d'autres attentats. Elle avait également admis que "la torture ne marche pas".

Plusieurs élus, démocrates comme républicains, s'étaient inquiétés de cette nomination attendue, qui envoyait selon eux un mauvais message sur la position des États-Unis concernant la torture. Mark Warner, vice-président démocrate de la commission, s'était toutefois dit convaincu qu'elle serait capable de "s'opposer au président si elle reçoit l'ordre de faire quelque chose d'illégal ou d'immoral comme un retour à la torture".

Avec AFP

Première publication : 17/05/2018

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