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Poutine félicite Assad et plaide pour la reprise du "dialogue politique" en Syrie

© Mikhail Klimentyev, Sputnik, AFP | Bachar al-Assad et Vladimir Poutine, photographiés à Sotchi, le 17 mai 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 18/05/2018

Le président russe Vladimir Poutine a estimé jeudi, lors d'une rare rencontre avec son allié syrien Bachar al-Assad à Sotchi, en Russie, qu'il était temps d'accélérer le processus politique en Syrie.

Le président russe Vladimir Poutine et son homologue syrien Bachar al-Assad ont affirmé jeudi 17 mai 2018, lors d'une rencontre à Sotchi, ville balnéaire du sud-ouest de la Russie, qu'il était temps d'accélérer le processus politique censé tourner la page de sept ans de conflit en Syrie.

C'était la première rencontre entre les deux alliés depuis une courte entrevue en décembre sur la base russe de Hmeimim en Syrie, à l'issue de laquelle Vladimir Poutine avait annoncé le retrait d'une partie du contingent militaire russe déployé dans le pays.

Le maître du Kremlin a félicité le président syrien pour les "succès de l'armée gouvernementale syrienne dans la lutte contre les groupes terroristes, [qui ont permis de] créer des conditions supplémentaires en faveur d'une activation du processus politique à grande échelle", selon un communiqué de la présidence russe.

"Forces étrangères"

Comme en novembre, date de leur précédente rencontre en Russie, également organisée à Sotchi, au bord de la mer Noire où le président russe dispose d'une résidence, leur entrevue avait été tenue secrète. Ce n'est que tard dans la soirée que la télévision russe a diffusé de courts extraits de l'entretien entre les deux hommes, qui ont insisté sur les succès militaires du régime, soutenu par l'armée russe à partir de 2015.

Cette rencontre vient conforter le président syrien, honni des Occidentaux, comme maître du jeu dans son pays, alors que Vladimir Poutine s'apprête à recevoir dès vendredi Angela Merkel, leur premier tête-à-tête depuis un an, qui doit notamment être consacré à la Syrie, puis la semaine prochaine Emmanuel Macron.

La Russie peine néanmoins à transformer ces succès en règlement politique du conflit, multipliant sans grand succès les réunions à Astana, la capitale du Kazakhstan, ou invitant l'opposition syrienne à Sotchi. "Avec le début du processus politique dans sa phase la plus active, les forces armées étrangères vont se retirer du territoire syrien", a poursuivi le président russe, sans préciser à quelles "forces étrangères" il faisait référence.

"La stabilité s'améliore"

"La prochaine tâche est, bien sûr, le redressement économique et l'aide humanitaire", a ajouté le président russe.

"La stabilité s'améliore" en Syrie, a assuré de son côté Bachar al-Assad, "ouvrant la porte au processus politique que nous avons commencé il y a quelque temps", selon des propos traduits par le Kremlin.

"Nous savons que ce ne sera pas facile, car certains pays ne veulent pas que la stabilité revienne en Syrie. Cependant, avec vous et d'autres partenaires et amis, nous continuerons à avancer fermement dans le processus de règlement en faveur de la paix", a-t-il affirmé.

"Grâce aux succès militaires, nous parvenons à normaliser la situation dans le pays, ce qui ouvre la voie au retour de nos nombreux concitoyens dans leur foyer", a-t-il ajouté.

Selon le Kremlin, Bachar al-Assad a décidé de choisir des émissaires en vue de la "formation d'un Comité constitutionnel qui devra travailler sur la loi fondamentale en Syrie [et qui] seront envoyés à l'ONU". Le président syrien s'est en outre félicité de "l'augmentation des investissements russes au cours des dernières années" dans le pays en guerre, soulignant les besoins du processus de reconstruction.

Avec AFP

Première publication : 18/05/2018

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