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Brésil: l'offensive anti "fake news" de Facebook attaquée par l'extrême droite

© AFP/Archives | Un outil de lutte contre les fausses informations lancé la semaine dernière par Facebook au Brésil a suscité de vives réactions de groupes d'extrême droite, qui accusent le réseau social de "censure" et de propagation d'idées "gauchistes"

RIO DE JANEIRO (AFP) - 

Un outil de lutte contre les fausses informations lancé la semaine dernière par Facebook au Brésil a suscité de vives réactions de groupes d'extrême droite, qui accusent le réseau social de "censure" et de propagation d'idées "gauchistes".

Certains journalistes des agences Lupa et Aos Fatos, partenaires de Facebook pour la vérification d'informations, ont même été menacés, ainsi que leur proches.

"Les attaques personnelles, la diffamation et les menaces sont totalement intolérables", a déclaré lundi Cristina Tardáguila, directrice de l'agence Lupa, lors d'un entretien à la radio CBN. Elle n'a pas précisé la nature de ces menaces.

"Partout dans le monde, l'implantation de cet outil de vérification s'est fait de façon extrêmement tranquille. Nous avons entendu parler d'attaques aux Philippines, mais sans commune mesure avec ce qui s'est passé ici", a-t-elle ajouté.

Facebook a déjà implanté son outil de lutte contre les fausses informations dans plusieurs pays, en nouant des partenariats avec des médias comme par exemple l'AFP en France ou l'agence américaine Associated Press aux Etats-Unis. Le réseau social collabore avec des médias membres du Réseau international de "fact-checking" (IFCN).

Les informations considérées comme fausses par les médias vérificateurs ne sont pas supprimées du fil d'informations de Facebook, mais leur présence y est réduite et tout utilisateur voulant les partager reçoit une alerte expliquant que leur véracité est mise en doute.

Une mesure considérée comme de la "censure" par des groupes d'extrême droite brésiliens, comme le Mouvement Brésil Libre (MBL), qui a notamment participé à l'organisation de grandes manifestations réclamant le départ de l'ex-présidente de gauche Dilma Rousseff, finalement destituée en 2016, pour maquillage des comptes publics.

"Le terme 'Fake news' est à présent attribué à tout ce qui ne plait pas au système, qui est de gauche, progressiste, révolutionnaire et politiquement correct", déclare dans une vidéo publiée sur Youtube Arthur do Val, un des leaders du MBL.

"Ils veulent étrangler la droite", abonde Renan Santos, autre membre influent de ce mouvement.

Alexios Mantzarlis, directeur de l'IFCN, s'est insurgé contre les attaques subies par les agences de "fact-checking" au Brésil dans une tribune publiée jeudi dernier dans le quotidien Folha de S. Paulo.

"J'ai pris connaissance de ces attaques avec une grande préoccupation", a-t-il affirmé, ajoutant qu'"au Brésil, l'intensité de la polarisation (de l'opinion publique) peut entraver la recherche de solutions contre le phénomène des 'Fake News'".

La désinformation est un thème qui gagne plus en plus d'importance au Brésil à moins de six mois de la présidentielle d'octobre.

Le député d'extrême droite Jair Bolsonaro, ouvertement nostalgique de la dictature militaire (1964-1985), se trouve en deuxième position des intentions de vote, derrière l'ex-président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), incarcéré pour corruption, qui risque fort de ne pas pouvoir se présenter.

© 2018 AFP