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EUROPE

Espagne: le dirigeant de Podemos Pablo Iglesias dans la tourmente

© Javier Soriao, AFP | Irene Montero et Pablo Iglesias au Parlement espagnol à Madrid, le 11 octobre 2017.

Texte par Rémi CARLIER

Dernière modification : 21/05/2018

Les dirigeants du parti espagnol Podemos, Pablo Iglesias et Irene Montero, se sont dits prêts, samedi, à renoncer à leurs mandats en raison d'une vive polémique au sein de leur formation à propos d'une villa de luxe acquise par le couple.

Le couple de dirigeants du parti de la gauche radicale espagnole Podemos, Pablo Iglesias et Irene Montero, a reconnu samedi 19 mai qu'un "débat s'est ouvert sur notre crédibilité et aussi sur notre honnêteté".

Le secrétaire général et la porte-parole parlementaire de la troisième force politique du pays, qui depuis sa création en 2014 ne cesse de dénoncer le pouvoir de l'élite économique espagnole, sont la cible d’une polémique après avoir acheté une luxueuse villa de 270 m2 avec jardin et piscine pour plus de 600 000 euros à Galapagar, une banlieue aisée à l'ouest de Madrid. Le couple a expliqué vouloir élever "avec un peu d'intimité" les jumeaux qu'il attend pour l'automne, et avoir souscrit un prêt hypothécaire de 540 000 euros sur 30 ans. Ils résidaient jusque-là dans un appartement de location à Rivas-Vaciamadrid, dans la banlieue sud de la capitale.

>> À lire : en congrès, les militants de Podemos confortent Pablo Iglesias et sa gauche de combat

"Hypocrite"

Cette acquisition a fait scandale au sein de la formation. "Le code d'éthique de Podemos n'est pas une formalité" mais "un engagement à vivre comme les gens ordinaires pour pouvoir les représenter au sein des institutions", s'est ainsi insurgé le maire de Cadix (sud) et militant de Podemos, José Maria Gonzalez. Ce dernier revendique le fait d’habiter avec ses enfants dans "un appartement de travailleur dans un quartier de Cadix", et la nécessité pour les membres de Podemos de "ne pas ressembler à la caste".

Pablo Iglesias tenait lui-même des discours similaires avant son entrée au Parlement, il y a deux ans. Peu avant les élections générales de 2015, cet ancien modeste professeur d’université intérimaire avait critiqué "les politiciens qui vivent dans des villas et s’isolent", et "qui ne savent pas ce que c’est que de prendre les transports publics". Il avait par ailleurs fustigé, en 2012, le ministre de l’Économie conservateur Luis de Guindos pour un achat d’une valeur similaire. Les socialistes du PSOE et les conservateurs du PP ne manquent pas de railler, depuis le début de la polémique, "l’hypocrite" Pablo Iglesias.

"Une maison pour vivre, pas pour spéculer"

Le couple a annoncé la tenue prochaine d'une consultation auprès des militants, qui décideront s'ils doivent ou non rester à la tête du parti et conserver leurs mandats de députés.

"S'ils nous ordonnent de démissionner, nous démissionnerons", a déclaré Pablo Iglesias, qui a admis ne jamais avoir imaginé que l'achat de sa maison engendrerait une telle polémique, insistant sur le fait qu’ils ont acquis la résidence "pour y vivre et pas pour spéculer".

"Nous paierons un peu plus de 800 euros par mois chacun. Nous savons que beaucoup de familles espagnoles, même avec deux salaires, ne peuvent pas se permettre une hypothèque comme celle-ci, et c’est pour cela qu’il est si important pour nous de défendre des salaires décents pour tous", a argumenté le couple sur Facebook. Eux-mêmes, selon la charte de Podemos, perçoivent, en tant que députés, trois fois le salaire minimal, soit 2 200 euros sur 14 mois, et donnent le reste au parti ou à des associations.

Avec AFP

Première publication : 21/05/2018

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