Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

"Royaume" : Yumi et Moonboy, un tandem poétique, électro-pop

En savoir plus

DANS LA PRESSE

Aux Etats-Unis, la réalité "sinistre" des enfants séparés de leurs parents sans-papiers

En savoir plus

L’invité du jour

Alexandre Mars : "Faire une société dans laquelle le don sera la norme"

En savoir plus

FOCUS

Arménie : les ravages de la corruption sur l'environnement

En savoir plus

L'INFO ÉCO

Éthiopie : le barrage pharaonique construit sur le Nil

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Je pense, donc je foot"

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Fête de la musique : une fête qui résonne au-delà des frontières

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Nord-Sud : la place des femmes en question

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Josef Borrell : "Avec l'Aquarius, la réponse a été espagnole et non européenne"

En savoir plus

Economie

Macron obtient des engagements des géants américains de la tech

© Charles Platiau, AFP | Emmanuel Macron a reçu le président rwandais Paul Kagamé et plusieurs PDG de grands groupes américains, dont Mark Zuckerberg, à l'Élysée

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 23/05/2018

Plusieurs géants américains de la tech, dont Microsoft, IBM et Uber, ont annoncé des mesures pour augmenter leur présence en France à l'issue d'une réunion à l'Élysée avec le président Emmanuel Macron.

Ils sont venus, ils ont écouté Emmanuel Macron, et ils ont annoncé des mesures pour améliorer leur présence en France. Le président français a réclamé, mercredi 23 mai, à une soixantaine de dirigeants et acteurs de la high-tech mondiale invités à l'Elysée, dont Mark Zuckerbeg (Facebook), de s'engager en faveur des "biens communs" comme la situation sociale, l'environnement et la lutte contre les inégalités, avant un sommet baptisé "Tech for Good".

À cette occasion plusieurs de ces géants ont annoncé des décisions. Uber et Deliveroo vont ainsi offrir à leurs chauffeurs et coursiers en Europe une protection sociale privée, et IBM s'est engagé à embaucher 1 800 personnes en France. Microsoft, pour sa part, a annoncé la création française de recherche et développement.

Déjeuner à huit clos

Avant un déjeuner à huis clos, le chef de l'Etat a adressé quelques mots en anglais à ses invités réunis dans le jardin du Palais : Satya Nadella (Microsoft), Dara Khosrowshahi (Uber), Ginni Rometty (IBM), Bill McDermott (SAP), Alex Karp (Palantir) ainsi que des patrons français (Free, Orange, Les Echos, RATP, SNCF, Sanofi, BNP Paribas, Thales, OpenClassrooms...) aux côtés du président rwandais Paul Kagame.

"Il n'y a pas de repas gratuit", a-t-il souri."J'attends de vous des discussions franches et directes pour voir comment faire plus pour améliorer la situation sociale, les inégalités, le changement climatique, et résoudre ensemble ces problèmes collectifs". "On ne peut pas être des 'passagers clandestins' de la collectivité même quand on fait de bonnes affaires", leur a-t-il lancé.

Il a assuré qu'il aborderait avec eux "tous les sujets", y compris les questions de fiscalité, sur lesquelles la France est en pointe à Bruxelles pour demander davantage de taxes sur les géants du numérique. Paris est aussi en procès avec Google pour un redressement fiscal de plus d'un milliard d'euros.

Zuckerberg en tête à tête avec Macron

Le sommet organisé par l'Elysée a lieu en pleine montée des critiques contre les géants d'internet sur le pillage de données, les fausses nouvelles, les comportements prédateurs ou l'évasion fiscale.

En particulier Facebook, dont le patron Mark Zuckerberg, déjà interrogé par le Congrès américain, a dû s'excuser mardi 22 mai devant le Parlement européen pour le manque de protection des données de ses utilisateurs, après le scandale de la firme britannique Cambridge Analytica. Le jeune entrepreneur sera reçu dans la soirée en tête-à-tête par Emmanuel Macron.

Considéré comme ami des entreprises après ses décisions fiscales avantageuses (réduction de l'impôt sur la fortune et sur les plus-values), le président français a multiplié les réunions avec des chefs d'entreprise depuis son élection pour leur demander d'investir en France et défendre l'environnement.

Mardi encore, il a appelé les entreprises à embaucher des jeunes de banlieues.

"Le président met un poids politique"

"Nous avons dit aux entreprises que nous organisions ce sommet il y a quelques mois en leur demandant d'apporter quelques chose et leurs décisions, qui parfois traînaient depuis longtemps, se sont cristallisées. Ce genre de sommet est un catalyseur : le président met un poids politique, les sièges aux États-Unis valident les annonces. Cela entraîne les autres, les patrons ne veulent pas être moins- disant que leurs voisins", expliquent les conseillers de l'Elysée.

Dans l'après-midi, tous devaient se retrouver à Matignon pour des ateliers consacrés à l'avenir du travail, de la diversité et de l'éducation, en présence de plusieurs ministres, avant une clôture du sommet par le Premier ministre Edouard Philippe. À la même heure, Emmanuel Macron devait recevoir en tête-à-tête, outre le patron de Facebook, ceux d'IBM, Uber et Microsoft.

La plupart des invités se retrouveront jeudi 24 mai à VivaTech à la Porte de Versailles, un raout international où sont attendus des milliers de startups et près de 80 000 visiteurs. Emmanuel Macron, qui a soutenu cet événement à sa création en tant que ministre de l'Économie, y prononcera un discours dans la matinée avant de s'envoler pour Saint-Pétersbourg.

Il y a "un effet de mode de ce président jeune qui réforme le pays. Mais les entreprises savent qu'elles ont un problème de réputation qui peut prendre une dimension économique", estime l'Elysée.

Avec AFP

Première publication : 23/05/2018

  • INTERNET

    Zuckerberg au Parlement européen : beaucoup de bruit pour rien

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Le PDG de Facebook s’excuse devant le Parlement européen

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)