Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin qui ne fait pas l'unanimité

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Sénat argentin rejette la légalisation de l'avortement

En savoir plus

LE DÉBAT

Proche-Orient : un nouvel affrontement est-il imminent entre Israël et le Hamas ?

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cannabis : le casse-tête de la légalisation

En savoir plus

Accident mortel d'Uber: le système de freinage d'urgence n'était pas activé

© AFP/Archives | Un véhicule autonome d'Uber a été impliqué dans un accident qui a coûté la vie à une piétonne aux Etats-Unis

NEW YORK (AFP) - 

La voiture autonome d'Uber impliquée dans un accident ayant coûté la vie à une piétonne en mars dans l'Arizona l'avait détectée près de six secondes avant le choc mais n'avait pu s'arrêter parce que le système de freinage d'urgence n'était pas activé, a indiqué jeudi le régulateur des transports NTSB.

Dans un rapport préliminaire, le NTSB affirme qu'environ une seconde et trois centièmes avant le choc, le système de conduite autonome avait déterminé que le freinage d'urgence était nécessaire pour atténuer la collision.

Or les manoeuvres de freinage d'urgence ne sont pas activées quand les voitures autonomes d'Uber sont sous le contrôle d'un ordinateur, ceci "afin de réduire de potentiels comportements erratiques du véhicule".

Le conducteur ou l'opérateur de la voiture, celui qui est derrière le volant, doit donc intervenir et reprendre le contrôle, sauf que le système n'est pas conçu pour l'alerter, affirme encore le NTSB.

En l'espèce, la conductrice "a repris le contrôle moins d'une seconde avant le choc et n'a commencé à freiner que moins d'une seconde après l'accident", conclut le régulateur américain.

"L'opératrice du véhicule a déclaré, dans un entretien avec le NTSB, qu'elle surveillait l'interface de conduite autonome du véhicule et que si ses téléphones personnel et professionnel étaient dans la voiture elle ne les a utilisés qu'après l'accident", peut-on encore lire dans le communiqué.

Le NTSB précise que son rapport est préliminaire, ne comporte pas de cause "probable" de l'accident. Celle-ci sera déterminée dans un rapport actualisé.

A la suite de cet accident survenu le 18 mars sur une route de l'Arizona (sud-ouest), Uber a suspendu tous ses tests de voiture autonome sur route dans tous les Etats-Unis ainsi qu'à Toronto, au Canada, mais espère les reprendre bientôt.

Le service de réservation de voitures avec chauffeur a toutefois décidé d'arrêter ses opérations en Arizona, selon une source proche du dossier.

"Lors des deux derniers mois, nous avons coopéré étroitement avec le NTSB. En parallèle de son enquête, nous avons décidé de revoir les procédures de sécurité de notre programme de voitures autonomes", a déclaré jeudi une porte-parole d'Uber, ajoutant que des annonces vont être faites les "prochaines semaines".

Uber a également recruté un ancien patron du NTSB pour l'aider à maîtriser les arcanes de l'administration en termes d'exigences en matière de sécurité.

Outre le freinage d'urgence, le rapport du NTSB note par ailleurs que la piétonne tuée était habillée en noir, "ne regardait pas en direction du véhicule jusqu'au moment de l'accident et traversait la route à une section qui n'était pas directement éclairée".

Le vélo qu'elle poussait n'avait pas de réflecteurs et des tests toxicologiques de la victime se sont révélés "positifs" à la méthamphétamine et à la marijuana.

© 2018 AFP