Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Déception pour les équipes africaines au Mondial de football

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Polémique autour des dépenses de l'Elysée

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mondial de football : la Russie lance sa Coupe du Monde

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Attractivité de la France : Paris profite-t-elle d'un effet Brexit ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Politique sociale : vers une réduction des aides ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quelle place pour la communauté juive en France ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

De Bayonne à Hasparren, le patrimoine chanté du Pays basque

En savoir plus

TECH 24

Foot et tech : on refait le match !

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La réalité virtuelle comme avenir du film d'animation

En savoir plus

Afrique

La répression se poursuit en Égypte avec l'arrestation du journaliste Waël Abbas

© Mohamed El-Shahed, AFP | Affiches de campagne du président Abdel Fattah Al-Sissi, au Caire, le 25 mars 2018.

Texte par Florence RICHARD

Dernière modification : 24/05/2018

Le blogueur et journaliste égyptien Waël Abbas, connu notamment pour ses prises de position contre les violences policières, a été arrêté dans la nuit de mardi à mercredi, à son domicile, au Caire. Depuis, personne n'a de nouvelles.

"Je suis en train d'être arrêté". C'est par ses mots publiés sur son compte Facebook que le blogueur et journaliste égyptien Waël Abbas a annoncé son interpellation, mercredi 23 mai, au Caire. Une information confirmée par son avocat, qui précise que depuis personne n'est en mesure de dire où il se trouve et comment il va.

>>> pour lire le blog de Waël Abbas http://misrdigital.blogspirit.com/

Engagé et reconnu, Waël Abbas publie, depuis plus d'une dizaines d'années, des articles sur son blog, sur Facebook, Twitter et YouTube, dans lesquels il prend position contre les violences policières, la torture ou encore la corruption dans son pays. En janvier 2011, lors de la révolte qui avait provoqué la chute du régime du président Hosni Moubarak, il avait largement commenté les événements sur les réseaux sociaux.

Son compte Twitter a été suspendu en décembre 2017 après des mois de "harcèlement en ligne par des armées de troll proches du gouvernement", relate Reporters sans frontières dans un communiqué. "(…) Sous le président déchu Hosni Moubarak, on lui avait reproché de menacer la sécurité nationale ou de dégrader un câble internet", rappelle l’ONG.

Waël Abbas a été "kidnappé"

Dans un message posté sur son compte Facebook dans la nuit du mardi 22 au mercredi 23 mai, Waël Abbas a écrit ce message : "Je suis en train d'être arrêté". Il se trouvait alors à son domicile du Caire.

Selon le Réseau arabe d'information sur les droits de l'Homme (ANHRI), la police a perquisitionné à son domicile sans présenter de mandat d'arrêt, lui a bandé les yeux et l'a emmené de force dans un lieu inconnu. L'avocat du blogueur, Gamal Eid, écrit sur son compte Twitter qu’il "n'a pas été arrêté" mais "kidnappé".

Des sources proches des services de sécurité ont confirmé qu’il avait bien été placé en détention, sans fournir plus de détails. Depuis son arrestation, personne n’a eu de nouvelles directes. "Nous sommes actuellement à la recherche d'informations pour savoir où il se trouve", a assuré à l'AFP Gamal Eid.

Le secrétaire général de l'ONG Reporter sans frontières (RSF), Christophe Deloire, a estimé que les autorités égyptiennes doivent "garantir son intégrité physique et psychologique (...) et fournir rapidement des informations sur sa situation actuelle".

Un militant et deux blogueurs arrêtes en mai

Les ONG internationales de défense de droits de l'Homme dénoncent régulièrement la répression implacable menée depuis 2013 contre les militants islamistes proches des Frères musulmans, puis contre les militants laïcs et de gauche par le régime du président Abdel Fattah Al-Sissi, réélu en mars avec plus de 97 % des voix. Au moins 33 journalistes, journalistes-citoyens et blogueurs sont actuellement détenus en Égypte selon Reporters sans frontières.

Au cours du seul mois de mai, au moins trois ont été arrêtés : l'avocat et militant des droits de l'Homme Haitham Mohamedine, soupçonné d'appartenance à une organisation terroriste. Ainsi que deux autres blogueurs, Chérif Gaber, accusé dans le passé d'avoir prôné l'athéisme et Chadi Abouzeid, auteur de vidéos satiriques.

>> À lire : Abdel Fattah Al-Sissi, retour sur l'itinéraire de l'homme fort de l'Égypte

Mardi, le journaliste et chercheur spécialiste du mouvement jihadiste dans le Sinaï Ismaïl Alexandrani a été condamné à dix ans de prison par une cour militaire égyptienne. Arrêté en novembre 2015, il est accusé de faire partie de la confrérie des Frères musulmans, déclarée organisation terroriste par l'Égypte en 2013.

Selon le classement mondial 2018 de la liberté de la presse réalisé par RSF, l'Égypte est 161e, sur 180 pays.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 24/05/2018

  • ÉGYPTE

    Le président Sissi ordonne l'ouverture du point de passage entre Gaza et l'Égypte pour le ramadan

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Le tombeau de Toutankhamon n'abrite finalement pas la chambre secrète de Néfertiti

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    L'Égyptien qui a tout à gagner d'une détente entre les États-Unis et la Corée du Nord

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)