Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

Mondial-2018: les Bleus, cette bande de jeunes

© AFP | Les joueurs de l'équipe de France à vélo dans le cadre de leur préparation pour le Mondial russe, le 23 mai 2018 à Clairefontaine

CLAIREFONTAINE-EN-YVELINES (FRANCE) (AFP) - 

Adrien Rabiot a sans doute commis une erreur de jeunesse en refusant d'être suppléant: le visage juvénile de l'équipe de France au Mondial-2018 comporte une part de risque, et accentue encore le rôle dévolu aux cadres.

Parmi les 23, neuf joueurs comptent moins de dix sélections, pour une moyenne d'âge légèrement inférieure à 26 ans. De la Coupe du monde 2014 au Brésil, il reste six survivants (Lloris, Varane, Matuidi, Pogba, Giroud et Griezmann) et de l'Euro-2016 achevé en finale à domicile, neuf.

"Comparativement à d'autres équipes, le Brésil, l'Espagne ou l'Allemagne, au niveau compteur de sélections, on en a beaucoup moins. Après, l'ambition, on l'a, mais il faudra le démontrer sur le terrain", souligne Deschamps.

Depuis deux ans, le sélectionneur a largement ouvert la porte. Certains sont déjà incontournables, comme le petit prodige parisien Kylian Mbappé, 19 ans seulement.

D'autres, à l'image de Benjamin Pavard, 22 ans et convoqué pour la première fois en novembre dernier, ont créé la surprise en arrivant à un poste de latéral droit relativement sinistré en sélection.

Pour le Mondial, Deschamps n'a pas changé de stratégie. Il a ainsi à nouveau fait appel au défenseur de Stuttgart, alors que Mathieu Debuchy, 32 ans et 27 sélections, refaisait parler de lui à Saint-Etienne.

- 'se forger un caractère' -

Au total, ils sont quatorze néophytes en grande compétition internationale. Selon Deschamps, "après la Coupe du monde, ils seront plus forts mais ils peuvent l'être dès maintenant. C'est un équilibre à trouver entre jeunes et anciens, après je ne choisis pas en fonction de la carte d'identité".

Les Bleus vont-ils être pénalisés par ce manque d'expérience ? Le sélectionneur a en tout cas accusé le coup début mai en apprenant le forfait de Laurent Koscielny. Le rugueux défenseur d'Arsenal (32 ans, 51 sélections) était "un leader pas très expressif, mais plus par son jeu, par l'exemplarité, quelqu'un qui humainement et sportivement était très important pour le groupe".

Lors du dernier rassemblement, mitigé avec une défaite contre la Colombie 3-2 avant une victoire en Russie 3-1, le problème du manque de caractère a été évoqué. "C'est bien quand tout est tout beau tout rose, mais il faut aussi se forger du caractère pour réagir" quand ça va moins bien, avait commenté Olivier Giroud.

Hormis Deschamps, quels peuvent être les aboyeurs, les patrons chargés de guider toute la troupe de jeunes talents ?

Du haut de ses 96 sélections, Lloris est le plus expérimenté. Comme l'a confié à l'AFP l'entraîneur des gardiens Franck Raviot, le capitaine des Bleus est un "leader par ses performances" et parle "à bon escient", même si ce n'est pas "quelqu'un qui va crier fort et parler haut".

- Pogba veut prendre les rênes -

Les regards se tournent aussi vers les deux vedettes de cette équipe, Antoine Griezmann et Paul Pogba.

"Leader, patron, non ça ne m'intéresse pas, a répondu Griezmann au mois de mars, alors que Didier Deschamps le présente régulièrement comme "le leader technique" de son équipe. "Je veux être libre sur le terrain comme je le suis. Je veux être heureux comme je le suis."

Paul Pogba, parfois critiqué pour ses performances inconstantes en Bleu, a de son côté récemment expliqué sur Canal Plus qu'il voulait "prendre les rênes de l'équipe de France" et "essayer d'être patron, sur le terrain et en dehors du terrain".

Il y a aussi le grognard Blaise Matuidi, 31 ans, souvent lancé en conférence de presse par Didier Deschamps pour montrer la voie. Le vice-capitaine Raphaël Varane semble d'un naturel plus réservé, quand Giroud reconnaît qu'il n'a pas spécialement le goût aux prises de parole dans le vestiaire.

Un problème en Russie ? "C'est la tendance médiatique de dire qu'il manque des leaders mais on ne fait pas les résultats qui ont été réalisés s'il n'y a pas de leaders", répond l'ancien international Florent Malouda. "J'ai toujours en tête l'Euro, c'est la compétition qui compte. A l'Euro, quand on voit le parcours, les matches à pression, des joueurs se sont révélés, ont pris leurs responsabilités, après on peut toujours faire mieux, mais il ne faut pas non plus s'autoflageller".

© 2018 AFP