Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : l'eau coule à nouveau des robinets à Bouaké

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Élections anticipées en Turquie : Erdogan est-il toujours l'homme fort du pays ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Devenir Français, mode d'emploi

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

À la découverte du sanctuaire Pélagos en Méditerranée

En savoir plus

TECH 24

Handigamer : le jeu vidéo pour tous

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Présidence Macron : l'avalanche de réformes

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Métamorphoses du monde : le multilatéralisme menacé

En savoir plus

FOCUS

Footballers binationaux : le choix du drapeau

En savoir plus

#ActuElles

Roxanne Varza : "C’est le moment pour les femmes de s’investir dans le numérique"

En savoir plus

FRANCE

L'État va reprendre 35 milliards d'euros de la dette de la SNCF, espérant une sortie de crise

© Bertrand Langlois, AFP | "La mobilisation est plus que jamais nécessaire", estime la CGT Cheminots.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 25/05/2018

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé vendredi une reprise de 35 milliards d'euros de la dette de la SNCF, et a pris d'autres engagements qui laissent entrevoir une fracture du front syndical.

Les syndicats de la SNCF ont reçu vendredi 25 mai la confirmation d'Édouard Philippe que l'État reprendrait la dette de la SNCF à hauteur de 35 milliards d'euros, dont 25 avant 2020, l'Unsa annonçant étudier une éventuelle levée de la grève, contrairement à la CGT qui la maintient.

Une sortie de crise pourrait-elle se dessiner après deux mois de conflit marqués par 11 épisodes de grève de deux jours ? Alors que le projet de loi, voté en première lecture en avril à l'Assemblée nationale, arrivera en séance publique au Sénat mardi 29 mai, l'État a voulu donner quelques gages aux syndicats représentatifs à la SNCF qui se sont succédé vendredi matin à Matignon, à commencer par l'Unsa qui a obtenu la primeur des annonces gouvernementales.

Comme prévu, Édouard Philippe s'est engagé sur la dette - 35 milliards seront repris au total, 25 en 2020 et 10 en 2022 - et sur les investissements, en augmentant la participation de 200 millions d'euros par an, portant son effort annuel à 3,8 milliards, selon Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa.

Le Premier ministre, accompagné de la ministre des Transports Élisabeth Borne, doit compléter ses annonces devant la presse à la mi-journée, en demandant notamment un effort de productivité à l'entreprise, afin de combler son écart de compétitivité estimé à 30% par rapport à ses rivaux, avant l'ouverture du rail à la concurrence.

Selon une source proche du dossier, "il y aura aussi deux ou trois annonces de Matignon sur la façon dont l'État sera partenaire dans la négociation sur la nouvelle convention collective", un point crucial pour les syndicats qui s'inquiètent de la fin du recrutement au statut des cheminots au 1er janvier 2020.

"Le dialogue avance", selon l'Unsa

"Le dialogue avance", s'est ainsi félicité Luc Bérille, pour qui l'Unsa a été "rassurée" "sur un engagement ferme de l'État" pour les finances de la SNCF.

Par conséquent, une décision sur une éventuelle sortie de l'Unsa ferroviaire de la grève sera prise "très rapidement dans nos structures", a déclaré son secrétaire général, Roger Dillenseger, tout en ajoutant que ses "attentes restent fortes".

L'Unsa ferroviaire pourrait-elle sortir de la grève avant le 5 juin, date du vote de la loi au Sénat ? "Cela va faire partie des débats que nous aurons" en interne, a répondu M. Dillenseger. "Nous sommes dans de vraies négociations depuis le 11 mai", quand l'Unsa ferroviaire et la CFDT Cheminots ont commencé à négocier des amendements au texte voté à l'Assemblée avec le ministère des Transports, a-t-il encore rappelé.

"Le combat" continue pour la CGT

À sa sortie de l'entretien avec Édouard Philippe, la CGT Cheminots a sans surprise indiqué qu'elle continuerait "le conflit, le combat", dixit son secrétaire général Laurent Brun. "La mobilisation est plus que jamais nécessaire", a-t-il insisté, même si la tonalité de ses propos a paru plus apaisée que lors de la dernière série de rencontres bilatérales à Matignon le 7 mai.

Plus tranché, SUD-Rail n'a vu "guère plus d'avancées" pour les cheminots et "pas de satisfactions" à l'issue de son entretien, "un rendez-vous pas de nature à faire cesser la grève", selon Erik Meyer, porte-parole du syndicat.

Le chef du gouvernement devait encore recevoir FO et la CFDT, avant l'Union des transports publics et ferroviaires (UTP, organisation patronale), puis le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, dont SUD-Rail demande la tête mais à qui le gouvernement a renouvelé son soutien cette semaine.

L'UTP a publié jeudi le cadre - les thèmes et un calendrier - qu'elle propose aux syndicats pour "finaliser" une convention collective "ambitieuse". Elle promet "un cadre social de branche moderne", assurant "un haut niveau de garantie pour les salariés et un haut niveau de sécurité ferroviaire". Mais elle refuse de reprendre "l'ensemble des éléments actuellement inclus dans le statut des cheminots".

Avec AFP

Première publication : 25/05/2018

  • FRANCE

    Les cheminots massivement opposés à la réforme de la SNCF, selon les syndicats

    En savoir plus

  • FRANCE

    Grève à la SNCF : CGT et CFDT inflexibles malgré la rencontre avec Philippe

    En savoir plus

  • SOCIAL

    Réforme de la SNCF : l’argent, nerf de la grève

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)