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Gaz: Total entre dans un nouveau projet de Novatek dans l'Arctique russe

© AFP | Patrick Pouyanné (g), PDG du groupe Total et le patron du groupe Novatek Leonid Mikhelson (g) se serrent la main après la signature d'un accord, en présence des présidents russe Vladimir Poutine (d) et français Emmanuel Macron, le 24 mai 2018 à Strelna, près de Saint-Pétersbourg

STRELNA (RUSSIE) (AFP) - 

Le groupe français Total, déjà présent dans l'Arctique russe, compte investir 2,5 milliards de dollars pour prendre 10% d'un nouveau projet géant de gaz naturel liquéfié dans l'Arctique russe de Novatek, selon un accord signé jeudi par les deux groupes.

Cet accord a été signé en présence du président russe Vladimir Poutine et de son homologue français Emmanuel Macron lors d'une visite de ce dernier en périphérie de Saint-Pétersbourg.

"La transaction sera conclue au plus tard le 31 mars 2019. La valeur du projet est déterminée à 25,5 milliards de dollars" en tout, a précisé Novatek dans un communiqué.

De son côté Total affirme que "la décision finale d'investissement est prévue en 2019 et le démarrage du premier train est envisagé d'ici fin 2023".

"Compte tenu du fait que Total détient environ 19% du capital de Novatek et de la volonté de Novatek de conserver 60% du projet, la participation économique globale du groupe dans ce nouveau projet GNL s'élèvera à environ 21,5%. Au cas où Novatek déciderait d'abaisser sa participation en dessous de 60%, Total aurait la possibilité d'augmenter sa participation directe jusqu'à 15%", a précisé Total.

Les deux groupes ont également convenu que Total pourra acquérir 10% à 15% de tous les futurs projets de GNL Novatek, situés sur les péninsules de Yamal et de Gydan, à 600km au nord du cercle polaire.

Ce projet géant, nommé Arctic LNG 2, est situé sur la péninsule de Gydan, dans le Nord de la Sibérie, à une trentaine de kilomètres de l'autre méga projet qui associe Total et Novatek, Yamal LNG, qui a démarré la production de gaz en décembre 2017.

Il est prévu que le projet atteigne une capacité de production de 19,8 millions de tonnes par an, soit 535.000 barils équivalent pétrole par jour, en puisant dans plus de 7 milliards de barils équivalent pétrole de ressources d'hydrocarbures du gisement onshore de gaz à condensats d'Utrenneye.

Trois plate-formes seront bâties pour accueillir trois trains de liquéfaction d'une capacité de 6,6 millions de tonnes par an chacun. Le transport du GNL obtenu vers les clients internationaux se fera, comme pour Yamal, "par une flotte de méthaniers brise-glace qui pourra emprunter la route du Nord pour les cargaisons à destination de l'Asie", précise Total.

"Ce projet s'inscrit dans le cadre de notre partenariat stratégique avec Novatek et de notre engagement durable à contribuer à la valorisation des immenses ressources gazières du Grand Nord russe à destination principalement des marchés asiatiques en forte croissance", a déclaréle PDG de Total Patrick Pouyanné, cité dans ce communiqué.

Le projet "va contribuer à notre stratégie de croissance dans le GNL en développant des projets compétitifs fondés sur des ressources géantes à bas coût de production", a-t-il ajouté.

© 2018 AFP