Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Emmanuel Ramazani Shadary, le dauphin qui ne fait pas l'unanimité

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Sénat argentin rejette la légalisation de l'avortement

En savoir plus

LE DÉBAT

Proche-Orient : un nouvel affrontement est-il imminent entre Israël et le Hamas ?

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Cannabis : le casse-tête de la légalisation

En savoir plus

Ouragan Harvey: l'usine texane d'Arkema mal préparée à une inondation majeure (autorité de surveillance)

© GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives | De la fumée s'élève le 1er septembre 2017 de l'usine Arkema à Crosby, au Texas

CHICAGO (AFP) - 

Une autorité de surveillance industrielle américaine a estimé jeudi que l'usine du groupe français Arkema au Texas, où plusieurs explosions se sont produites à cause des inondations provoquées par l'ouragan Harvey en 2017, n'était pas préparée pour une telle montée des eaux.

Le Bureau de sécurité de l'industrie chimique (CSB) a déterminé que cette usine située près de Houston s'était reposée sur les expériences personnelles de ses employés plutôt que sur les cartes officielles des zones inondables pour déterminer les risques d'inondations auxquels elle était exposée.

Mais le CSB a relevé que les usines chimiques à travers les Etats-Unis n'avaient pas reçu de recommandations adéquates lorsqu'il s'agit de se prémunir en cas d'inondations de grande ampleur.

"La réglementation n'identifie pas spécifiquement les cartes sur les inondations (mises au point) par les assureurs ni les études sur ce sujet comme faisant partie du processus requis en matière d'information sur la sécurité", a déploré le Bureau.

Si Arkema disposait bien de procédures de sécurité en cas de fortes intempéries, elles se sont avérées insuffisantes lors des inondations catastrophiques générées par le puissant ouragan Harvey dans une partie du Texas fin août 2017.

"En partant du principe que les événements climatiques extrêmes vont probablement augmenter en fréquence et en sévérité, l'industrie chimique doit préparer ses infrastructures au scénario du pire", a prévenu Vanessa Sutherland, présidente du CSB, dans un communiqué.

Sous près de deux mètres d'eau au pic de la catastrophe, le site a été privé d'électricité et par conséquent de capacité de réfrigération de ses matériaux hautement inflammables.

Des employés avaient transféré ces produits dans des remorques de camion réfrigérées, mais certaines ont connu des défaillances et les produits chimiques ont surchauffé et explosé.

Arkema s'est réjoui du contenu de ce rapport du CSB car il "dépeint fidèlement la nature imprévisible" des inondations causées par l'ouragan Harvey.

"Si la montée des eaux n'avait atteint qu'un niveau d'inondation survenant tous les 500 ans, l'incident aurait probablement été évité compte tenu des mesures et procédures existantes d'Arkema", a poursuivi le groupe français.

L'ouragan Harvey a provoqué la mort de 68 personnes et l'inondation de 300.000 structures autour de Houston, contraignant quelque 40.000 personnes à évacuer.

© 2018 AFP