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La Fédération et la Ligue de rugby gravent leur collaboration, plus étroite, dans le marbre

© AFP | Le sélectionneur du XV de France Jacques Brunel (g) et le Président de la FFR Bernard Laporte à Marcoussis le 2 février 2018

LYON (AFP) - 

Accord trouvé: la Fédération française de rugby (FFR) et la Ligue nationale de rugby (LNR), aux relations souvent conflictuelles depuis un an et demi, ont officialisé samedi la nouvelle convention qui régit leurs relations jusqu'en 2023.

Les deux institutions collaboreront plus étroitement sur la gestion des équipes de France et les grandes orientations stratégiques, à travers deux comités paritaires, tandis que les clubs professionnels participeront financièrement à l'effort de formation du secteur amateur.

En échange, est de facto enterrée la menace brandie par le président de la FFR, Bernard Laporte, dans la foulée de son élection en décembre 2016, d'imposer des contrats fédéraux aux internationaux et de mettre la main sur le butin de la Ligue.

"Cela a été long et difficile car les points de vue au départ étaient relativement éloignés, mais il n'y a pas eu de frictions importantes", a commenté pour l'AFP le président de la Ligue, Paul Goze.

"Et trouver des solutions est beaucoup plus facile avec un but commun: que le rugby français se mette en ordre de marche pour la Coupe du monde 2019 et surtout celle de 2023" en France, a-t-il ajouté.

La convention sera soumise au vote des assemblées générales des deux institutions, le 30 pour la FFR, le 4 juillet pour la Ligue.

. Pouvoir renforcé pour Brunel

Par rapport à l'avenant, pour la saison 2017-2018, à la précédente convention, la période de mise à disposition des internationaux demeure quasiment inchangée: 40 joueurs (contre 45) de la liste XV de France bénéficieront toujours d'une intersaison de dix semaines sans match. "Le maximum du maximum" de ce que pouvait proposer la Ligue, a estimé Goze.

Sera également annoncé avant chaque saison un groupe de vingt jeunes à fort potentiel qui feront aussi l'objet d'un suivi concerté entre le staff des Bleus et leurs clubs.

Le résultat d'un mouvement enclenché dans la foulée du fiasco de la Coupe du monde 2015 afin de redorer le blason du XV de France. Après avoir longtemps rechigné à libérer plus souvent leurs internationaux, les clubs se sont rangés à l'intérêt supérieur: "sans équipe de France performante, le Top 14 n'est pas viable", souligne Goze.

Une vraie nouveauté, cependant: le sélectionneur Jacques Brunel pourra décider quel joueur est libéré pour jouer avec son club lors des périodes de doublons, qu'il appartienne à la liste ou non.

Pour la saison à venir, en vue du Mondial-2019, Brunel pourra aussi décider d'accorder une semaine de repos ou de réathlétisation à tel ou tel joueur, en accord avec son club. Un point encore soumis à un accord entre le syndicat des joueurs et celui des clubs professionnels.

. Solidarité financière

Les clubs professionnels renâclaient également à donner une partie de leurs revenus aux amateurs. Ils verseront 22 millions d'euros à la Fédération afin de financer environ 50% des 150 conseillers techniques de formation promis par Laporte. La Fédération "allait jusqu'à demander trois ou quatre fois plus, et des gens chez nous trouvent qu'on donne trop", a indiqué Goze.

La somme ne sera cependant octroyée qu'à compter de 2019-2020, une fois entré en vigueur le nouveau contrat sur les droits télévisuels. Ceux-ci augmenteront de 23 millions d'euros par an pour être portés à 97 M EUR en moyenne par saison.

A ces 22 M EUR s'ajouteront 3 M EUR par an au titre de la réforme des indemnités de formation, sur laquelle planche la Ligue depuis plusieurs années: comme en football, chaque club (depuis l'école de rugby) par lequel est passé un joueur professionnel sera désormais dédommagé.

La Fédération créera également une trentaine de centres de pré-formation qui fonctionneront en partenariat avec les centres de formation des clubs pros.

. Un championnat pro à VII

Enfin, la Ligue lancera à l'automne 2019 un championnat professionnel de rugby à VII: si les modalités et le format restent à définir, l'idée est que chaque club du Top 14 dispose d'une équipe à VII qui alimentera l'équipe de France. Ce qui signifie à terme la fin, ou presque, des contrats fédéraux.

Et pour le prochain circuit mondial, qualificatif pour les JO-2020, les Bleus, en pleine stagnation voire déliquescence (12e au classement), seront davantage renforcés par des "quinzistes" professionnels.

© 2018 AFP