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Roland-Garros: un an après, Ostapenko a gardé son punch

© AFP | La Lettonne Jelena Ostapenko lors d'un entraînement le 24 mai 2018 à Roland-Garros

PARIS (AFP) - 

Un an après son triomphe surprise à Roland-Garros, Jelena Ostapenko n'a pas flanché et s'est même fait une place dans le Top 5 mondial. Habituée à distribuer les coups sur les courts, la jeune Lettone s'est même mise à la boxe.

"C'est très bon pour l'endurance. Je boxe avec un entraîneur, je mets des gants et je frappe dans des coussins. Mais je ne boxe pas sur un ring contre quelqu'un", a expliqué la puncheuse balte, modeste 47e mondiale en mai dernier.

Retour en arrière. Le 10 juin 2016, Ostapenko, même pas tête de série, s'offre le tout premier titre de sa carrière, 48 heures après avoir fêté ses vingt ans, au bout d'une quinzaine de rêve.

Sur son parcours, trois premiers tours plutôt tranquilles, puis quatre têtes de séries qui finissent par prendre l'eau en trois sets sous la pluie de coups qu'elle leur assène: l'Australienne Samantha Stosur d'abord, la Danoise Caroline Wozniacki, la Suissesse Timea Bacsinzky et, en finale, la Roumaine Simona Halep.

Preuve de sa force de caractère, dans trois de ces quatre matches, la Lettonne remonte un set de retard.

Arrivée à Paris en toute discrétion, elle est propulsée aux portes du Top 10 (12e).

Et le sacre d'Ostapenko - née le jour de la première victoire du Brésilien Gustavo Kuerten Porte d'Auteuil, le 8 juin 1997 - résonne en Lettonie, petit pays balte d'à peine deux millions d'habitants.

- Finale en boucle -

"A Riga, il y a un club qui porte mon nom. Ils ont construit une tribune semblable à celle de Roland-Garros et mon trophée est en vitrine. Il y a aussi une télé qui diffuse ma finale en boucle. A chaque fois que je m'entraîne là-bas, ça me rappelle que j'ai gagné Roland-Garros", raconte-t-elle dans une récente interview à la WTA.

Depuis sa victoire sur la terre battue parisienne, Ostapenko n'a ajouté qu'un seul titre à son palmarès, à Séoul en fin de saison dernière, mais a su se faire une place parmi les meilleures joueuses mondiales. Elle a terminé l'année 2017 au 7e rang.

Après Roland-Garros, elle a atteint les quarts de finale à Wimbledon, battue seulement par Venus Williams. Ont suivi un été américain délicat et une tournée asiatique plus convaincante (un titre, deux demi-finales).

"J'ai mis quelques mois à réaliser que j'avais gagné Roland-Garros, puis j'ai dû m'habituer à ce nouveau statut : je suis une gagnante de Grand Chelem, a relaté la Lettone en conférence de presse vendredi. Les gens attendent plus de vous, et vous faites l'objet de davantage d'attention."

"La plus grosse différence, c'est que maintenant toutes les joueuses veulent me battre. Quand elles jouent contre moi, ça leur donne un surplus de motivation", a-t-elle ajouté.

- Danseuse et boxeuse -

Débutée de manière poussive (un seul quart de finale en sept tournois), sa saison 2018 a pris une tournure plus réjouissante depuis mi-mars, avec une finale à Miami (perdue contre Stephens) et une entrée dans le Top 5, ainsi que deux quarts de finale sur terre battue (Stuttgart et Rome).

"Au début de la saison, j'avais beaucoup de pression, a reconnu Ostapenko. Mais depuis ma finale à Miami et après avoir obtenu quelques bonnes victoires sur terre battue, je suis beaucoup plus en confiance."

Ce qui a changé depuis un an, c'est également une partie de la préparation physique de la reine inattendue de Roland-Garros. L'amatrice de danse de salon - qu'elle continue de pratiquer une à deux fois par semaine quand elle est en Lettonie - s'est dernièrement mise à la boxe après avoir rencontré Mike Tyson au printemps, au cours du tournoi d'Indian Wells.

Parée pour mettre encore une fois toutes ses adversaires K.O ?

© 2018 AFP