Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La lutte sans fin des peuples autochtones

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"La liberté de la presse vous appartient"

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Mille et un kebabs : à chaque pays ses secrets !

En savoir plus

DANS LA PRESSE

En Italie, l'effondrement du "pont malade"

En savoir plus

L'ENTRETIEN DE L'INTELLIGENCE ECONOMIQUE

Capitalisme addictif : l'empire du désir

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"En Tunisie, l'égalité entre hommes et femmes dans l'héritage ne fait pas l'unanimité"

En savoir plus

DANS LA PRESSE

"Il faut empêcher Assad de se refaire une virginité sur la scène internationale"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Slimane Dazi : le livre "Indigène de la nation" est un acte politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le Brésil sous le choc après la mort d'une femme battue

En savoir plus

EUROPE

Aquarius : Macron finit par dénoncer l'attitude "irresponsable" de l'Italie

© Karpov, SOS Méditerranée, AFP | Des membres de l'ONG SOS Méditerranée viennent au secours de migrants en pleine mer, le 9 juin 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 13/06/2018

Critiqué pour son silence, Emmanuel Macron a tenu à dénoncer, mardi, la "part de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien" qui a refusé d'accueillir l'Aquarius et ses plus de 600 migrants, dérogeant au droit international.

Lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a dénoncé, mardi 12 juin, l'attitude "cynique" et "irresponsable" de l'Italie, qui refuse d'accueillir le navire Aquarius et ses 629 migrants, plus de 24 heures après son appel de détresse.

Le chef de l'État français "a tenu à rappeler le droit maritime" qui indique "qu'en cas de détresse, ce soit la côte la plus proche qui assume la responsabilité de l'accueil".

L'exécutif français est sous la pression d'une partie de l'opposition de gauche, d'élus de la majorité et d'associations humanitaires pour faire un geste en faveur des 629 migrants dont 123 mineurs non accompagnés, 11 autres enfants et sept femmes enceintes qui se trouvent à bord de l'Aquarius. "La France n'est pas restée inactive au cours des 24 dernières heures", s'est défendu le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, en précisant qu'Emmanuel Macron allait s'entretenir mardi avec "les autorités maltaises, espagnoles et italiennes".

>> À lire  "L’Europe n’a plus les moyens de sanctionner l’Italie"

L'Espagne, trop éloignée ?

L'Espagne est le seul pays à ce stade à avoir proposé de le recevoir, à Valence, mais ce port est jugé trop éloigné par certains observateurs. Partageant le même constat, les dirigeants nationalistes corses ont proposé mardi matin d'accueillir l'Aquarius dans un des ports de l'île.

Une proposition rejetée par Benjamin Griveaux. "C'est un sujet de droit international, il n'est pas question de créer un précédent qui permettrait demain à des pays européens de se défausser de leur propres responsabilités sur leurs partenaires", a-t-il dit à la presse.

"Cynisme et irresponsabilité" de l'Italie

"Il y a une forme de cynisme et d'irresponsabilité du gouvernement italien face à cette situation humanitaire dramatique", a rapporté Benjamin Griveaux, à trois jours d'une rencontre entre Emmanuel Macron et le nouveau président du Conseil italien Giuseppe Conte.

"C'est l'Italie qui devrait, en la matière, assurer cette responsabilité, elle a choisi de ne pas le faire et de méconnaître les obligations internationales", a renchéri le Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale.

Au ministère français de l'Intérieur, on prévient que la proposition espagnole fait courir aux réfugiés des risques supplémentaires en raison de l'éloignement de ce port et on estime qu'il ne peut s'agir d'une "solution durable" puisqu'en cas de nouveau refus italien il faudra attendre qu'un pays "lève la main".

"Aider les autorités espagnoles"

Paris est prêt à envoyer sur place des personnels de l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) "pour traiter les situations le plus efficacement possible".

"Nous sommes évidemment prêts à aider les autorités espagnoles pour accueillir et analyser la situation de ceux qui sur ce bateau pourraient vouloir bénéficier du statut de réfugié", a déclaré Édouard Philippe.

Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a demandé mercredi à Rome de revenir sur sa décision en raison de la distance qui sépare le bateau des côtes espagnoles.

Vif débat en France

En France, l'affaire de l'Aquarius a provoqué un vif débat au sein de la classe politique. Le député La République en Marche (LRLEM) François-Michel Lambert, plutôt classé à gauche, a ainsi déclaré à la presse qu'il était favorable à l'accueil des migrants de l'Aquarius et qu'il soutenait la proposition des nationalistes corses. "Je ne vois pas où est la difficulté", a-t-il ajouté. Un avis partagé par d'autres députés LREM.

À droite et à l'extrême droite, la tonalité reste au refus ferme d'accueillir ces migrants sur le territoire français. Sur CNews, le député Les Républicains Eric Ciotti a ainsi souhaité une "extrême fermeté des autorités françaises". "L'Aquarius a une destination toute trouvée, c'est qu'il retourne vers les côtes libyennes", a-t-il dit.

Quant à la présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, elle a dénoncé dans un tweet l'attitude des dirigeants nationalistes corses.

Avec Reuters et AFP

Première publication : 12/06/2018

  • ITALIE

    Refoulement de l’Aquarius : "L'Europe n'a plus les moyens de sanctionner l'Italie"

    En savoir plus

  • CRISE MIGRATOIRE

    Aquarius : les migrants vont rejoindre l'Espagne à bord de navires italiens

    En savoir plus

  • FRANCE

    Emmanuel Macron de plus en plus poussé par son clan vers le social

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)