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Dernière modification : 13/06/2018

"Le naufrage de l'Europe forteresse"

© France 24

A la Une de la presse, ce mercredi 13 juin, la polémique autour de l’Aquarius, le navire d’une ONG qui a recueilli 629 migrants en Méditerranée, que l’Italie et Malte ont refusé d’accueillir. Les analyses partagées sur la rencontre Trump/Kim à Singapour. Et un bobo «sans gravité» chez les Bleus.

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A la Une de la presse, ce matin, la polémique, autour de l’Aquarius, après le refus de l’Italie et de Malte, l’Espagne a finalement accepté d’accueillir ce bateau d’une ONG avec 629 migrants à bord.

 

Pour L’Humanité, le geste de l’Espagne ne suffit pas à effacer l’attitude «inepte» des dirigeants européens face «au xénophobe Matteo Salvini» - désormais à la tête du ministère de l’Intérieur italien. «Le naufrage de l’Europe forteresse», titre le journal, qui dénonce aussi «le silence pesant et glaçant du gouvernement français». «L’Europe à la dérive», titre Libération, en fustigeant lui aussi le «cynisme» de certains dirigeants européens – celui de Matteo Salvini, comme celui d’Emmanuel Macron, «critiqué pour son silence et son inertie, y compris dans son propre camp». Le président français, qui n’aurait «rien trouvé de mieux que de dénoncer lui-même l’irresponsabilité et le cynisme de l’Italie, tout en rejetant la proposition d’accueil lancée par la Corse». Le gouvernement français s’est justifié en affirmant que le port de Valence était le plus proche pour accueillir l’Aquarius. Les Décodeurs du Monde démentent cependant cette explication, et affirment que les ports français, notamment Marseille et Ajaccio, en Corse, étaient bien plus proches que le port espagnol pour accueillir le navire humanitaire.

 

L’attitude du gouvernement français, moquée dans le dessin de Pessin publié par Slate, qui ironise sur la façon dont la France assure qu’elle «fera face à son devoir humanitaire, en condamnant Malte et l’Italie et en félicitant le gouvernement espagnol». «Y en a-t-il parmi vous qui savent grimper un immeuble à mains nues?», demande Emmanuel Macron aux passagers de l’Aquarius, dans le dessin de Kak pour L’Opinion - allusion à la régularisation de Mamoudou Gassama, ce sans-papiers malien qui a récemment sauvé la vie d’un enfant, en France.Les valeurs européennes seraient-elles à géométrie variable? A voir aussi avec le dessin de Natangelo, pour Il Fatto Quotidiano, sur «les racines chrétiennes de l’Europe», revendiquées par l’extrême-droite, où un Jésus moderne s’adresse à Pierre, et lui propose de faire de lui un «pêcheur d’hommes», comme dans les Evangiles. «Oh, ça suffit ce business de l’immigration», répond l’apôtre.

 

Beaucoup de réactions, également, en Italie et en Espagne. «Bande d’hypocrites», accuse Libero, qui estime que Paris et Madrid «insultent» les Italiens parce qu’eux non plus ne veulent pas des migrants. Le quotidien libéral évoque à la une la «bataille navale» entre Européens – et l’arrivée, aujourd’hui, dans le port sicilien de Catane, d’un bateau transportant «presque 1000 migrants», auxquels l’Italie serait «obligée», cette fois, d’ouvrir ses portes. La question migratoire divise aussi l’Espagne, où El Mundo critique le président du gouvernement, le socialiste Pedro Sanchez, accusé de faire preuve «d’exhibitionnisme sentimental» plus que «d’humanité». «Ce n’est ni l’hymne, ni le drapeau, ni la patrie. Ce qui me fait me sentir fier d’être Espagnol, c’est que mon gouvernement, en un geste juste et courageux, fasse preuve d’hospitalité», répond El Pais.

 

Réactions très partagées, également, après la rencontre, hier, entre Donald Trump et Kim Jong-Un. Le journal nord-coréen Rodong Sinmun se félicite de la «rencontre du siècle» entre le président américain et le dirigeant nord-coréen. Une joie partagée par la presse du sud, où The Korea Times évoque lui aussi «la poignée de mains du siècle» - un geste «au-delà de l’hostilité», qui indiquerait le chemin de la paix. «Un nouveau chapitre s’ouvre», d’après The JoongAng Daily, qui annonce des accords «sur la dénucléarisation et la sécurité» du régime nord-coréen. Oui mais encore? «Un sommet, et après?», demande La Croix, qui s’interroge sur le «document très général» signé hier par les deux dirigeants. «Après le sommet, le temps des questions», commente Le Figaro. «Le diable ici ne se cache pas dans les détails, car il y en a peu. Il se niche dans les omissions».

 

La presse américaine est dans l’ensemble assez sceptique. Et comme toujours, les plus féroces sont les tabloïds, dont The New York Daily News, qui a imaginé les paroles de l’évangile selon «Don» Trump, son évangile aux «Trumpithiens»: «l’amour, c’est le meurtre, l’esclavage, la torture, le viol, les exécutions publiques, l’avortement forcé, et la persécution des chrétiens» - les exactions commises par le régime nord-coréen.Dans le dessin de Mike Smith, trouvé sur Twitter, on demande au président américain, quels sont ses sentiments après sa rencontre avec «le dictateur». «Jaloux», répond Trump.

 

On ne se quitte pas là-dessus. Parce que l’actualité tragique fait parfois relativiser certains bobos: à la une de L’Equipe, la blessure au genou que s’est faite hier l’attaquant des Bleus, Kylian Mbappé, lors d’un entraînement. Un «coup de chaud» à l’avant-veille du Mondial en Russie. Mais rassurez-vous, ce serait «sans gravité», d’après l’Equipe.

 

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Par Hélène FRADE

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