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Mondial-2018: le journaliste allemand spécialiste du dopage n'ira pas en Russie

© AFP/Archives | Le journaliste allemand Hajo Seppelt photographié à Potsdam, en Allemagne, le 14 juin 2018

BERLIN (AFP) - 

Hajo Seppelt, un journaliste allemand qui a révélé un vaste scandale de dopage en Russie, ne se rendra pas au Mondial-2018 en raison de menaces pour sa sécurité, a annoncé jeudi son employeur.

La décision est intervenue à l'issue d'un entretien entre les responsables de la première chaîne publique allemande, ARD, et le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, a indiqué ARD.

La chaîne a justifié sa décision par des "analyses des services de l'Intérieur concernés".

"Ce n'est pas une déception, c'est une désillusion, a déclaré ensuite M. Seppelt à l'agence sportive SID, filiale de l'AFP. Je dois prendre note de cela, mais j'appuie pleinement cette décision. Parce que je peux comprendre qu'ARD considère avec la plus haute priorité la sécurité de ses employés".

"C'est un signal alarmant, car il montre clairement que le journalisme sportif en Russie présente des risques pouvant avoir de graves conséquences", a-t-il ajouté.

Mi-mai, les autorités russes avaient levé l'interdiction de Coupe du monde (14 juin-15 juillet) décrétée contre ce journaliste de 55 ans après des protestations officielles de l'Allemagne.

Berlin s'était ému que Moscou refuse d'accorder un visa au journaliste en vue de la compétition qui démarre jeudi soir.

Le reporter d'ARD s'est distingué en révélant dans des documentaires en 2014 des pratiques de dopage dans le sport russe, évoquant, témoignages à l'appui, un système généralisé dans l'athlétisme.

Le reportage avait fait grand bruit et conduit à la mise en place d'une première commission d'enquête par l'Agence mondiale antidopage (AMA). Il avait été suivi de plusieurs autres, entre août 2015 et juin 2016, qui accusaient les Russes de continuer à enfreindre les règles.

La Russie avait été bannie des compétitions d'athlétisme des JO de Rio 2016.

M. Seppelt a affirmé que son absence en Russie pour le Mondial de football n'allait cependant pas l'empêcher de poursuivre ses enquêtes sur le dopage dans ce pays.

"Nous allons continuer à traiter le sujet du dopage en Russie", a-t-il prévenu.

Une série d'enquêtes et de révélations de presse ont aussi mis en évidence un système de dopage orchestré par l'Etat russe au Jeux d'hiver de 2014 à Sotchi, un évènement dont le président russe Vladimir Poutine avait fait la vitrine de la puissance sportive de son pays.

En conséquence, après une série de sanctions adoptées malgré les dénégations russes, le pays en tant que tel avait été suspendu par le Comité international olympique (CIO). Seuls certains sportifs russes avaient pu concourir aux derniers Jeux de Pyeongchang cet hiver, sous bannière neutre.

© 2018 AFP