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Mondial-2018: Portugal-Espagne, la "Roja" à tâtons face au titan

© AFP | Le nouvel entraîneur de l'Espagne Fernando Hierro et ses adjoints dirigent la première séance d'entraînement de la Roja à Krasnodar, le 13 juin 2018

SOTCHI (RUSSIE) (AFP) - 

Une entrée en lice à reculons... L'Espagne, tête à l'envers après sa révolution de palais, débute son Mondial-2018 à tâtons face au Portugal du colosse Cristiano Ronaldo vendredi à Sotchi (18h00 GMT). Premier choc du tournoi, premier défi pour le nouveau sélectionneur Fernando Hierro.

Il y a encore trois jours, l'ex-directeur sportif de la "Roja" n'imaginait pas s'asseoir sur le banc du stade olympique pour ce derby ibérique entre les deux derniers champions d'Europe, vraisemblablement déjà décisif pour la première place du groupe B.

Mais le retentissant limogeage de Julen Lopetegui, coupable d'avoir négocié son départ pour le Real Madrid dans le dos de la fédération, a tout chamboulé. Et voilà Hierro, une quarantaine de matches comme entraîneur en deuxième division, propulsé dans la plus grande compétition planétaire, à la tête d'un des favoris!

"C'est un beau défi, passionnant. Les circonstances sont ce qu'elles sont et j'accepte cette responsabilité avec courage", a dit l'ancien défenseur.

Avec... deux jours d'expérience, il est de loin le technicien le plus novice parmi les 32 sélectionneurs en lice. Mais Hierro peut se raccrocher à l'exemple de son ex-équipier Zinédine Zidane: ce dernier, débarqué de 3e division, n'a-t-il pas remporté trois Ligues des champions d'affilée avec le Real ?

- Le Zidane de la sélection -

"Être le Zidane de la sélection ? Je signerais pour ça, vraiment, j'espère de tout coeur", a souri Hierro, directeur sportif de la "Roja" à l'époque de son apogée, le titre mondial conquis en 2010.

Evidemment, rien ne sera facile, surtout pas face au Portugal de Fernando Santos, solide derrière, talentueux au milieu, et dangereux devant avec Ronaldo.

L'attaquant-vedette du Real n'a jamais marqué en quatre matches face à son pays d'accueil, perdant 1-0 en huitièmes du Mondial-2010, puis aux tirs aux bus en demi-finale de l'Euro-2012. A 33 ans, Ronaldo espère enfin briller au Mondial après trois phases finales mitigées. A condition de mettre de côté ses états d'âme, après avoir laissé planer le doute sur son avenir au Real.

Sur les rives de la mer Noire, le quintuple Ballon d'Or croisera vendredi des visages connus, ses habituels adversaires barcelonais Andrés Iniesta, Sergio Busquets et Gerard Piqué, et ses équipiers madrilènes Sergio Ramos, Isco et Nacho, lequel est pressenti pour tenter de museler Ronaldo.

Reste à savoir quel sera l'état mental de la "Roja" après une semaine aussi éprouvante et le limogeage de Lopetegui, qui était très apprécié dans le vestiaire. Le psychodrame sera-t-il digéré en seulement 48 heures ?

- Pataquès -

"On ne peut pas parler de tout ce qui s'est passé, on perdrait des forces et de la concentration. Nous devons être focalisés sur le Portugal", a tranché Hierro, replaçant le débat sur l'aspect sportif.

Invaincus depuis 20 rencontres, les joueurs espagnols se trouvent les yeux fermés sur le terrain et n'ont sans doute pas oublié leur football en deux jours. Hierro, lui, a reconnu qu'il n'avait pas le temps de tout bouleverser. Ses options devraient donc être conservatrices, avec Diego Costa en pointe, alimenté par un redoutable trio de créateurs: Isco, Andrés Iniesta et David Silva.

"J'aimerais que mon équipe joue bien, qu'elle rivalise bien, avec du talent, un jeu de possession", a-t-il expliqué. "Si en plus j'ai des artistes comme ceux dont je dispose, je serai enchanté."

Et si, paradoxalement, le pataquès mondial autour de Lopetegui libérait l'Espagne de toute pression? Nommé au pied levé, Hierro ne peut que dépasser les attentes très limitées placées en lui. Et les joueurs, vieux briscards des compétitions internationales, pourraient prendre leur destin en main, à la manière de la France finaliste du Mondial-2006.

Piqué, l'un des plus forts caractères de cette "Roja", a aussitôt envoyé un message rassembleur et cité l'exemple de l'équipe de basket de l'Université du Michigan, sacrée championne en 1989 après avoir limogé son entraîneur juste avant la compétition... "Tous unis, plus que jamais", a écrit le Barcelonais sur Twitter.

"Je ne pense pas que tout cela va déconcerter l'équipe d'Espagne", a résumé le milieu portugais Bernardo Silva. "La plupart d'entre eux ont déjà disputé un Mondial ou un championnat d'Europe, ils sont prêts à affronter n'importe quelle situation."

© 2018 AFP