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XV de France: second souffle ou nouvelle rafale

© AFP/Archives | Le XV de France prépare le 2e test contre les All Blacks, lors d'un entraînement à Auckland, le 11 juin 2018

WELLINGTON (AFP) - 

La révolte ou une nouvelle correction: une semaine après avoir été balayé par la Nouvelle-Zélande à Auckland (11-52), le XV de France retrouve les doubles champions du monde en titre samedi (09h35) à Wellington, la "ville du vent", pour redresser la tête à défaut d'envisager sérieusement une victoire.

C'est justement dans la capitale néo-zélandaise que les Bleus avaient encaissé la plus lourde défaite de leur Histoire (10-61), en juin 2007.

Quelques mois avant de retrouver les All Blacks à Cardiff en quarts de finale de Coupe du monde, pour une victoire héroïque (20-18). Un souvenir convoqué par le sélectionneur néo-zélandais Steve Hansen pour inciter ses joueurs à la méfiance face à ces imprévisibles Français, jamais aussi dangereux que revanchards et dos au mur, mais qui semble tenir davantage de la réclame promotionnelle, pour vendre des billets, que de la réelle croyance.

Les mauvaises langues diront que la seule chose imprévisible est le nombre de points d'écart qui séparera de nouveau les Bleus des maîtres du monde, qui rossent depuis plusieurs années à domicile toutes les nations se présentant devant eux.

Seuls les Lions, sélection des meilleurs joueurs britanniques et irlandais, sont en effet parvenus, depuis près de quatre ans (défaite 10-14 de l'Afrique du Sud en septembre 2014 à... Wellington), à leur tenir tête, l'an passé (une victoire, une défaite et un nul).

Telle est la mission que se sont assignée en public les Bleus, assurant pendant la semaine qu'ils allaient redresser la tête et que les All Blacks n'étaient pas imbattables.

- 'Affectés' -

Y croient-ils vraiment? "Les joueurs sont affectés. Ils ont envie de montrer un autre visage. Il est toujours difficile de dire +on va rivaliser+, mais il faut être capable de les mettre plus en difficulté" a souligné le sélectionneur Jacques Brunel, trop prudent et expérimenté pour se laisser aller à un quelconque pronostic.

Il s'était d'ailleurs, au moment de quitter la France, bien gardé de fixer un objectif chiffré à cette tournée estivale et australe, privé de nombreux titulaires, réels ou potentiels (Guirado, Poirot, Vahaamahina, Lauret, Y. Camara, Lopez, Trinh-Duc, Picamoles, Tauleigne...).

Un an après que certains joueurs Français, alors cornaqués par Guy Novès, eurent proclamé vouloir gagner la série en Afrique du Sud pour au final en repartir avec trois défaites et les valises pleines.

Non, le nouveau patron souhaitait avant tout "rivaliser avec les meilleurs, comme pendant le Tournoi des six nations", où les Bleus ont échoué d'un souffle contre l'Irlande (13-15) et au pays de Galles (défaite 13-14), et battu l'Angleterre (22-16).

- L'exemple des Bleuets -

Même si la Nouvelle-Zélande se situe au moins un cran au-dessus, c'est justement pour ne pas voir réduites à néant les promesses hivernales, et bâtir sur un peu de concret en vue de la Coupe du monde 2019 au Japon, que le XV de France serait bien inspiré de rendre une meilleure copie samedi qu'à l'Eden Park.

Surtout pendant la dernière demi-heure, traditionnel "money time" interminable des All Blacks, qui leur a permis à Auckland d'inscrire sept essais pour faire exploser les Français (11-11 jusqu'à la 53e minute).

44 points encaissés en seconde période pour aucun marqué, l'axe principal de progrès est tout trouvé: pour exister, ces Bleus renouvelés au tiers (Le Roux, Galletier, Babillot, Fickou et Fall titulaires), dopés à l'orgueil et à l'agressivité, devront d'abord "chercher à colmater les brèches" en défense, dixit Brunel.

Mais les Bleuets ayant montré, mardi face aux "Baby Blacks" en demi-finales du Championnat du monde des moins de 20 ans (16-7), que la meilleure défense était l'attaque, leurs aînés devront aussi pouvoir compter sur une conquête "plus costaude". Surtout dans le secteur de la touche (cinq lancers égarés samedi), et faire preuve d'"un peu moins de précipitation" dans les 22 mètres adverses.

Bref, Brunel en est conscient: "il y a un chantier".

© 2018 AFP