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Moyen-Orient

En images : la Turquie des années Erdogan

© Ozan Kose, AFP | Le président turc Recep Tayyip Erdogan lors d'un meeting, en août 2016 à Istanbul, contre le coup d'État manqué du 15 juillet.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/06/2018

Les élections présidentielle et législatives anticipées ont lieu le 24 juin en Turquie. Retour en images sur les événements marquants depuis l'arrivée au pouvoir de l'actuel président Recep Tayyip Erdogan, qui brigue dimanche un nouveau mandat.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 15 ans, brigue dimanche 24 juin un nouveau mandat aux pouvoirs renforcés. Le chef de l'Etat dirige la Turquie depuis 2003, d'abord en tant que Premier ministre puis en tant que président, depuis 2014. Rappel des principales dates depuis son accession au pouvoir.

Les premières années

En 2002, le Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), cofondé par Recep Tayyip Erdogan, remporte une écrasante victoire aux législatives. En 2003, ce dernier est nommé Premier ministre.

En 2005, les autorités obtiennent l'ouverture de négociations d'adhésion à l'Union européenne (UE). De 2002 à 2004, Ankara a adopté des réformes politiques et économiques, voté l'abolition de la peine de mort et autorisé la langue kurde à la télévision publique. Mais les négociations sont enlisées depuis des années.

En août 2007, le Parlement élit à la présidence de l'État turc Abdullah Gül, premier responsable de la mouvance islamiste à accéder à la magistrature suprême dans la Turquie laïque fondée par Mustafa Kemal Atatürk.

Recep Tayyip Erdogan en novembre 2002 alors que son parti, l'AKP, vient de remporter une écrasante victoire aux législatives
© Gabriel Bouys, AFP

>> À lire : Erdogan et l'extrême droite, d'ennemis jurés à alliés stratégiques

Place Taksim

Le 31 mai 2013, les forces de l'ordre délogent à l'aide de canons à eau et de gaz lacrymogène plusieurs centaines de personnes campant près de la place Taksim, à Istanbul, contre un projet d'aménagement urbain.

Pendant trois semaines, quelque 2,5 millions de personnes manifestent pour exiger la démission de Recep Tayyip Erdogan, accusé de dérive autoritaire et de vouloir "islamiser" la société turque.

Des manifestants tentent de fuir les jets d'eau de la police turque près de la place Taskim, à Istanbul, en juin 2013
© Bulent Kilic, AFP

Erdogan assoit son règne

Le 10 août 2014, Recep Tayyip Erdogan est élu chef de l'État dès le premier tour de la présidentielle, qui se déroule pour la première fois au suffrage universel direct.

Aux législatives du 7 juin 2015, l'AKP arrive en tête, mais est pour la première fois privé de sa majorité absolue au Parlement. Le président Erdogan convoque des nouvelles élections le 1er novembre, remportées haut la main par l'AKP.

Des soldats turcs portent le cercueil d'un maire tué dans une attaque du PKK dans la province de Tunceli, le 27 septembre 2015
© Adem Altan, AFP

Attentats

En juillet 2015, le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et l'armée rompent un fragile cessez-le-feu et reprennent les hostilités (plus de 40 000 morts depuis 1984). Le pays va être visé par plusieurs attentats meurtriers, attribués ou revendiqués par la guérilla kurde, mais aussi le groupe jihadiste État islamique (EI).

Les portraits des victimes tuées lors de l'attaque de la boîte de nuit Reina, à Istanbul, un an après l'attentat qui a eu lieu 31 décembre 2016
© Yasin Akgul, AFP

Accord migratoire

Fin 2015, un rapprochement s'opère entre Ankara et l'UE, à la faveur de la crise des réfugiés qui fuient la Syrie, la Turquie occupant une position géographique clé.

En mars 2016, Ankara et l'UE concluent un accord qui permettra de réduire considérablement les arrivées de migrants en Europe.

Des réfugiés syriens dans le camp de Karkami, près de la ville de Gaziantep, dans le sud de la Turquie, en janvier 2014
© Ozan Kose, AFP

Coup d'État raté et purges

Dans la nuit du 15 au 16 juillet 2016, une tentative de coup d'État par une faction de l'armée fait 250 morts et bouleverse la situation politique en Turquie. Elle est imputée par Ankara au prédicateur Fethullah Gülen, installé aux États-Unis, qui nie toute implication.

Des purges d'une ampleur inédite visent les partisans de Gülen, puis la mouvance prokurde et les médias. Plus de 140 000 personnes ont été limogées ou suspendues et plus de 50 000 arrêtées. Depuis le putsch manqué, de graves tensions opposent la Turquie à des pays européens, notamment l'Allemagne.

Des soldats turcs arrêtés pour leur participation au coup d'État du 15 juillet 2016, lors de leur arrivée au tribunal d'Istanbul, cinq jours plus tard
© Bulent Kilic, AFP

Rapprochement avec Moscou

Le 9 août 2016, Recep Tayyip Erdogan se réconcilie avec son homologue russe Vladimir Poutine, après une crise consécutive à la destruction d'un avion russe par la Turquie à la frontière syrienne fin 2015.

Deux semaines plus tard, la Turquie déclenche une offensive terrestre dans le nord de la Syrie contre l'EI, mais aussi contre les Unités de protection du peuple (YPG). Cette milice kurde, alliée de Washington dans la lutte contre les jihadistes, est considérée par Ankara comme l'extension du PKK.

Turquie et Russie vont s'impliquer, avec l'Iran, dans la recherche d'une trêve en Syrie, bien qu'Ankara appuie l'opposition au régime de Bachar al-Assad.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe Vladimir Poutine réunis en octobre 2016 à Istanbul, lors du Congrès mondial de l'énergie
© Ozan Kose, AFP

Victoire étroite d'Erdogan

Le 16 avril 2017, Recep Tayyip Erdogan remporte une courte victoire au référendum sur une réforme constitutionnelle renforçant considérablement ses pouvoirs. L'opposition conteste le résultat, dénonçant des "manipulations" pendant le scrutin.

Recep Tayyip Erdogan face à ses partisans, le 17 avril 2017, après la victoire étriquée du "oui" au référendum conférant davantage de pouvoirs au président
© Adem Altan, AFP

L'armée turque à Afrin

Le 20 janvier 2018, la Turquie lance une offensive terrestre et aérienne contre les YPG dans la région syrienne d'Afrin. Le 18 mars, l'armée turque et ses supplétifs rebelles syriens prennent le contrôle de la ville après en avoir délogé la milice kurde.

Un tank appartenant à des soldats turcs dans les rues de l'enclave kurde d'Afrin après la prise de contrôle de la ville par l'armée turque et ses alliés de l'Armée syrienne libre, en mars 2018
© Omar Haj Kadour

Avec AFP

Première publication : 22/06/2018

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