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Salvini sur les Roms: "Tout ce qu'il y a de plus dégoûtant dans l'extrême droite", selon Vallaud

© AFP/Archives | Le député et porte-parole du PS Boris Vallaud (C) à l'Assemblée nationale, le 7 février 2018

PARIS (AFP) - 

Les déclarations du ministre italien de l'Intérieur sur les Roms comportent "tout ce qu'il y a de plus dégoûtant et de plus crasseux dans l'extrême droite", a estimé jeudi le porte-parole du Parti socialiste Boris Vallaud.

Matteo Salvini a proposé lundi un recensement de la communauté Rom pour permettre, entre autres, de faciliter les expulsions de ceux de nationalité étrangère en situation irrégulière, puisque selon lui les "Roms italiens, malheureusement, tu dois te les garder à la maison".

"Malheureusement, je ne suis pas surpris", a réagi M. Vallaud sur LCP. "Je vois bien, je sais bien ce qu?est le gouvernement italien, ce qu?est la Ligue, ce qu?est le président de ce mouvement, aujourd?hui ministre de l?Intérieur, Salvini. Il y a tout ce qu'il y a de plus dégoûtant et de plus crasseux dans l'extrême droite. Il y a des résurgences des lois raciales de 1938, des lois fascistes", a énuméré M. Vallaud.

"Prenons garde", a-t-il ajouté: "on a toujours fait dans l?histoire des roms le laboratoire de la xénophobie, et ça se termine toujours très mal, et pas seulement pour les roms, qu?il faut défendre. On ne peut pas être indifférent à cela, à ces attaques, à ce que ça signifie, au sous-jacent", a-t-il ajouté.

Il a également dit sa "crainte" qu'avec la crise migratoire, qui dure maintenant "depuis plusieurs années", "une forme de réconciliation des gouvernements se fasse sur la ligne la plus dure, la plus populiste".

L'ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira a remarqué de son côté sur Europe 1 qu'"une crise qui dure n'est pas une crise, c'est un état nouveau", en l'occurrence celui de la "réalité de circulations humaines qui vont se poursuivre sous des motifs liés à la guerre, à la misère, à la famine, à la montée des eaux".

"Ce mouvement va s'intensifier et s'amplifier et il est inconcevable d'imaginer qu'il suffit de se barricader", a-t-elle ajouté.

"La réponse durable, c'est remettre de la politique dans la compréhension du monde", a-t-elle jugé, estimant que l'Europe, "qui n'est pas une puissance politique", doit le "devenir pour devenir une puissance géopolitique" agissant notamment "sur la base de ses valeurs inscrites dans ses chartes et ses convictions".

Or, "on ne sait plus lire le monde car on a voulu tout dépolitiser", "il n'y a plus de nuances, plus de distinctions, qui est attaché aux idéaux de justice sociale, qui préfère le libéralisme sauvage (...)", et "on ne sait plus lire l'extrême droite: quand elle est au pouvoir on parle juste de dirigeants comme si c'était des démocrates, a-t-elle regretté.

© 2018 AFP