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Afrique

Attentat à Addis Abeba : le bilan passe à au moins deux morts et 150 blessés

© Yonas Tadesse / AFP | Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed saluait la foule rassemblée sur la place Meskel, quand l'explosion d'une grenade a retenti, le 23 juin 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 24/06/2018

En Éthiopie, le dernier bilan fait état d'au moins deux morts et 154 blessés, dont dix dans un état critique, au lendemain de l'explosion d'une grenade à Addis Abeba, où le Premier ministre Abiy Ahmed tenait un meeting, le 23 juin.

Au moins deux personnes ont été tuées et plus de 150 blessées dans un attentat à la grenade survenu au milieu d'une foule immense rassemblée, dans le centre d'Addis Abeba, le 23 juin, pour écouter le premier discours public du nouveau chef du gouvernement éthiopien, Abiy Ahmed. Ce dernier a quitté les lieux sain et sauf.

L'Agence de presse d'État éthiopienne a rapporté que six personnes soupçonnées d'être impliquées dans l'attaque avaient été arrêtées, sans donner plus de détails. Aucun groupe n'a revendiqué cette action.

Devant des dizaines de milliers de personnes réunies sur la place Meskel, Abiy Ahmed venait de finir son discours et saluait la foule quand l'explosion s'est produite, provoquant un mouvement de foule vers l'estrade et des scènes de confusion, a constaté un journaliste de l'AFP.

Abiy Ahmed, nommé à ce poste depuis avril, estime que l'incident avait été planifié par des groupes cherchant à discréditer son programme de réformes. "Les gens qui ont fait ça appartiennent à des forces opposées à la paix. Vous devez arrêter de faire ça. Vous n'avez pas réussi dans le passé et vous ne réussirez pas dans le futur", a-t-il lancé à la télévision.

Son chef de cabinet Fitsum Arega a précisé que l'explosion avait été provoquée par une grenade et qu'elle était le fait de personnes - qu'il n'a pas identifiées - "dont le cœur est rempli de haine".

L'un des organisateurs du rassemblement, Seyoum Teshome, a expliqué avoir vu une bagarre éclater non loin de la scène où se trouvait le Premier ministre et quelqu'un tenter de lancer une grenade dans cette direction. "À ce moment-là, quatre policiers ou plus lui ont sauté dessus et durant cette échauffourée, la grenade a explosé", a-t-il détaillé. Aucun responsable gouvernemental n'a confirmé que le Premier ministre Abiy était la cible de cette attaque. Par ailleurs, un photographe de l'AFP a constaté l'arrestation de quatre personnes, deux hommes et deux femmes.

Tout nouveau chef de gouvernement

Il s'agissait du premier discours public à Addis Abeba de Abiy Ahmed, 41 ans, depuis sa nomination en avril. Il en avait fait plusieurs en province, et celui-ci devait être le plus symbolique de sa campagne pour expliquer ses réformes.

Depuis sa prise de fonctions, après plus de deux années de manifestations antigouvernementales ayant coûté son poste à son prédécesseur Hailemariam Desalegn, Abiy Ahmed a impulsé des changements majeurs, libérant nombre d'opposants emprisonnés et initiant une libéralisation de l'économie. Il a aussi décidé de mettre un point final au différend avec l'Érythrée et opéré un important remaniement de responsables sécuritaires.

Le nouveau Premier ministre a pris les rênes du pays à un moment où, selon de nombreux observateurs, la coalition au pouvoir depuis 1991, et à laquelle il appartient, s'est retrouvée dos au mur.

Confrontée au plus important mouvement de protestation en 25 ans, le pouvoir a d'abord répondu par la répression (plus de 1 000 morts, un état d'urgence de 10 mois), avant de lâcher du lest, avec la démission du Premier ministre Hailemariam Desalegn en février, puis la nomination d'Abiy Ahmed.

Premier chef du gouvernement éthiopien issu de l'ethnie oromo, il a notamment surpris les observateurs par la rapidité avec laquelle il a initié les réformes. Ceux-ci ont cependant mis en garde contre le risque que cela ne suscite des tensions.

La promesse du nouveau chef de gouvernement de rétrocéder à l'Érythrée des portions de territoires frontaliers a ainsi déjà suscité en Éthiopie la réprobation des Tigréens, très influents dans les cercles du pouvoir avant sa nomination.

Avec AFP

Première publication : 24/06/2018

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