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Moyen-Orient

Le Guide suprême appelle à rétablir la sécurité du Grand Bazar de Téhéran, en grève

© Atta Kenare, AFP | Les boutiques fermées du Grand Bazar de Téhéran, le 25 juin 2018.

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 27/06/2018

Après deux jours de protestation contre la dépréciation du rial, le Grand Bazar de Téhéran a rouvert mercredi. Le Guide suprême a appelé à rétablir une "atmosphère de sécurité" et les forces de l'ordre ont été déployées dans la capitale.

Après plusieurs jours de silence, le Guide suprême iranien, Ali Khamenei, a réagi au mouvement de grève des commerçants du Grand Bazar de Téhéran. Mercredi 27 juin, il a exhorté les autorités judiciaires de prendre des mesures pour assurer "une atmosphère de sécurité", et de "poursuivre ceux qui perturbent la sécurité économique". Des forces de sécurité et police anti-émeutes étaient déployées en plusieurs points de la capitale aux alentours du Bazar, a rapporté Golnar Motevalli, la correspondante de Bloomberg sur Twitter.

>> À lire : Comment la politique de Donald Trump a conduit à la gronde du Bazar de Téhéran

Les contestataires ont manifesté une nouvelle fois, mardi, contre la vie chère, imputable notamment à la dévaluation du rial. Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants incendiant des ordures et bloquant certaines artères de la capitale pour empêcher les forces de l'ordre d'intervenir. D’après Golnar Motevalli, le Bazar est resté ouvert mardi mais "des protestations ont eu lieu à quelques pâtés de maison".

La veille, des commerçants s'étaient réunis devant le Majlis, le parlement iranien, pour réclamer des mesures de soutien au rial dont l'effondrement augmente le coût des importations. Des affrontements se sont produits, conduisant la police à patrouiller dans le Bazar. Sur les réseaux sociaux (Telegram, Instagram), des vidéos montrent des policiers antiémeutes brisant les vitrines de magasins fermés ou tapant sur des motos en stationnement. La police a accusé ces derniers jours les manifestants d'infliger des dommages aux biens publics. Certains d'entre eux ont été arrêtés aux abords du Bazar et ne seront pas libérés tant qu'ils n'auront pas été jugés, a déclaré  pour sa part le procureur de Téhéran, Abbas Jafari-Dolatabadi.

Des photos montrent d'autre part que le mouvement s'est propagé à des villes de province comme à Arak, Kermanshah, ou à Mashad.

Rohani accuse les médias étrangers de "propagande"

"L'ennemi cherche actuellement à nuire à notre économie par des opérations psychologiques. Ces derniers jours, certains ont tenté de fermer le Bazar, mais leur complot a été déjoué par la police", a déclaré l'ayatollah Sadeq Larijani, cité par l'agence Fars.

De son côté, le président iranien Hassan Rohani a défendu son bilan économique, assurant que les recettes gouvernementales n'ont pas été pénalisées ces derniers mois et a mis la chute de la valeur du rial sur le compte de la "propagande des médias étrangers".

"Et même dans le pire des scénarios, je promets que les besoins élémentaires des Iraniens seront pourvus. Nous avons assez de sucre, de blé et d'huile de cuisson. Nous avons assez de devises étrangères pour en injecter dans le marché", a-t-il déclaré dans un discours retransmis en direct par la télévision publique.

La décision de Donald Trump de rétablir des sanctions contre l'Iran après le retrait des États-Unis de l'accord international de 2015 sur le nucléaire risque de freiner les exportations de la République islamique, cinquième producteur mondial de pétrole brut, et de réduire le flux de devises étrangères. Cette perspective incite de nombreux Iraniens à délaisser le rial pour épargner en dollars, ce qui pèse sur la valeur de la monnaie iranienne.

Avec Reuters et AP

Première publication : 27/06/2018

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