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FRANCE

Un collaborateur de Macron accusé de violences dans une manifestation

© Lionel Benaventure, AFP | Le président français Emmanuel Macron accompagné par Alexandre Benalla le 1er mars 2018 au Salon de l'agriculture à Paris?.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 19/07/2018

Chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence, Alexandre Benalla est soupçonné d'avoir agressé un manifestant le ler Mai. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb sera auditionné au Sénat à ce sujet par une commission d’enquête.

Le parquet de Paris a ouvert jeudi 19 juillet une enquête préliminaire pour violences et usurpation de fonctions après la mise en cause d'un collaborateur d'Emmanuel Macron, dont les agissements lors d'une manifestation ont provoqué un tollé dans l'opposition.

Sur les images de cette agression qui ont largement circulé sur les réseaux sociaux, Alexandre Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République, porte un casque des forces de l'ordre. Il est entouré de CRS, au côté desquels il participe à une intervention de maintien de l'ordre alors qu’il se trouvait en journée d’observation à leurs côtés. Selon Patrick Strzoda, directeur de cabinet d'Emmanuel Macron cité par Le Monde, Alexandre Benalla a reconnu être l'homme mis en cause par ces vidéos.

Alexande Benalla lors de la manifestation du 1er Mai sur une vidéo postée par un militant de la France insoumise

L’enquête, confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne, vise entre autres l'"usurpation de signes réservés à l'autorité publique", a précisé le parquet.

Une commission d’enquête à l’Assemblée

La commission des Lois de l'Assemblée nationale va également demander "à se doter des prérogatives d'une commission d'enquête" après ces révélations. La décision a été prise "sur proposition du président de l'Assemblée nationale et en accord avec les présidents de l'ensemble des groupes" lors d'une réunion convoquée en urgence, après plusieurs heures chaotiques où l'affaire Benalla a parasité les débats constitutionnels.

Dans ce cadre, la commission des lois procédera à l'audition du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb "dans les premiers jours de la semaine prochaine, afin d'entendre ses explications sur les conditions de la participation de M. Alexandre Benalla, alors chef adjoint du cabinet du président de la République, aux opérations de maintien de l'ordre lors des manifestations du 1er mai à Paris ainsi que sur la nature et le cadre institutionnel de la mission qu'il y assumait au nom de l'État en collaboration avec les forces de sécurité", écrit dans un communiqué la commission présidée par Philippe Bas (LR).

"Comportement inacceptable"

Depuis mercredi soir, et la révélation de cette affaire par le journal Le Monde, plusieurs responsables politiques ont appelé à des sanctions à l'encontre d’Alexandre Benalla, et réclamé que la justice soit saisie des faits.

Le chef de file des députés de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a notamment proposé jeudi soir sur Twitter que les députés déposent une "motion de censure" du gouvernement, "puisque le gouvernement ne vient pas s'expliquer devant l'Assemblée" sur l'affaire Benalla. Pour pouvoir être déposée, une telle motion devrait réunir 58 signatures. Le groupe des députés Insoumis n'en compte que 17.

Une suspension de 15 jours

Avertie le lendemain des faits, la présidence a suspendu Alexandre Benalla 15 jours, sans faire la publicité de cet événement. "La sanction la plus grave jamais prononcée contre un chargé de mission travaillant à l'Elysée", a souligné jeudi Bruno Roger-Petit, le porte-parole de l'Elysée.Il a ensuite été réintégré, en perdant ses attributions en matière d'organisation des déplacements présidentiels.

Alexandre Benalla a été "mis à pied pendant quinze jours avec suspension de salaire. Il a été démis de ses fonctions en matière d'organisation de la sécurité des déplacements du président. Cette sanction vient punir un comportement inacceptable et lui a été notifiée comme un dernier avertissement avant licenciement", a précisé Bruno Roger-Petit, le porte-parole de la présidence. Ce dernier est revenu sur les raisons pour lesquelles Alexandre Benalla, chargé de mission auprès du chef de cabinet de la présidence de la République, se trouvait place de la Contrescarpe à Paris.

Il avait "demandé l'autorisation d'observer les opérations de maintien de l'ordre pour le 1er Mai", autorisation qui lui avait été donnée car "il agissait dans le cadre d'un jour de congé et ne devait avoir qu'un rôle d'observateur".

"Sanction disciplinaire"

"Il a largement outrepassé cette autorisation", a souligné Bruno Roger-Petit, alors que les images le montrent "interven(ir) physiquement pour participer aux opérations de maintien de l'ordre".

"Sa hiérarchie n'a eu connaissance des faits qu'a posteriori. Il a été immédiatement convoqué par le directeur de cabinet du président qui lui a notifié une sanction disciplinaire".

Roger-Petit a précisé qu'Alexandre Benalla était "accompagné ce jour-là et dans les mêmes conditions de M. Vincent Crase", "gendarme réserviste par ailleurs employé de La République en marche". M. Crase "était très ponctuellement mobilisé, comme d'autres réservistes, par le commandement militaire de la présidence de la République", a-t-il indiqué.

"Ayant outrepassé son autorisation, de la même manière qu'Alexandre Benalla, il a été sanctionné, comme lui, par une mise à pied de quinze jours avec suspension de salaire. Il a été mis également fin à toute collaboration entre lui et la présidence de la République", a conclu le porte-parole de l'Élysée.

Interrogé sur cette affaire jeudi au cours de sa visite de la plateforme de courrier de Marsac-sur-l'Isle (Dordogne), près de Périgueux, Emmanuel Macron a refusé de répondre. "Je suis là avec les gens", a-t-il simplement dit au milieu des employés et de facteurs avec lesquels il a discuté des nouveaux métiers de La Poste.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 19/07/2018

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