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Moyen-Orient

Israël bombarde massivement Gaza, l'ONU appelle à éviter la guerre

© Bashar Taleb, AFP | Une explosion causée par les bombardements israéliens sur la ville de Gaza, le 20 juillet 2018.

Vidéo par Cécile GALLUCCIO

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 20/07/2018

Des bombardements de Tsahal dans la bande de Gaza en représailles à des tirs ont coûté la vie à trois membres du Hamas tandis qu'un autre Palestinien a été tué par les forces israéliennes. Un soldat israélien a été tué par des tirs de Palestiniens.

Au moins quatre Palestiniens dont trois "combattants" du mouvement islamiste Hamas ont été tués vendredi 20 juillet par l'armée israélienne qui a mené des bombardements intenses dans cette enclave palestinienne en réponse, selon elle, à des "tirs" contre ses soldats près de la frontière. Un soldat israélien a été tué par les tirs de Palestiniens durant une opération près de la bande de Gaza, a annoncé Tsahal.

"Durant un incident, un groupe de terroristes a tiré vers des soldats israéliens. L'un d'entre eux a été grièvement atteint et a succombé ensuite à ses blessures", a ajouté l'armée précisant avoir riposté par une série de raids aériens contre l'enclave palestinienne. Il s'agit du premier Israélien tué depuis le début, le 30 mars, d'un mouvement de protestations à Gaza contre le blocus israélien.

"Chacun dans la bande de Gaza doit s'éloigner du précipice. Pas la semaine prochaine. Pas demain. Immédiatement. Ceux qui veulent provoquer une guerre entre Palestiniens et Israéliens ne doivent pas y parvenir", a déclaré l'envoyé spécial de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov.

Dans la soirée de vendredi, trois projectiles ont été tirés de la bande de Gaza vers le territoire israélien dont deux ont été interceptés en vol, a annoncé l'armée israélienne dans un communiqué. L'armée n'a pas précisé où le troisième projectile avait explosé. Selon la radio publique israélienne, il a atteint un champ en territoire israélien sans faire ni victime ni dégât.

Cet accès de fièvre survient au moment où de nouvelles manifestations ont eu lieu à la barrière de sécurité séparant Israël de Gaza pour protester contre le blocus imposé par l'État hébreu à ce territoire palestinien contrôlé par le Hamas. Des tirs contre les soldats israéliens ont eu lieu lors de "violentes émeutes le long de la clôture de sécurité", qui marque la frontière entre Israël et la bande de Gaza, a affirmé l'armée.

Des avions et des chars ont bombardé des "cibles militaires dans toute la bande Gaza" en réponse aux tirs visant des troupes israéliennes près de la frontière, a indiqué l'armée israélienne.

>> À lire : Loi sur "l'État-nation juif" : "un texte contraire à la démocratie, raciste et colonialiste"

Attaque contre un poste d’observation du Hamas

Le ministère de la Santé à Gaza a indiqué que deux Palestiniens ont été tués par les troupes israéliennes près de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza. Des sources sécuritaires ont précisé qu'ils sont morts dans une attaque contre un poste d'observation du Hamas. Un troisième Palestinien a été tué par les forces israéliennes à Rafah, également dans le sud de la bande de Gaza, a ajouté le ministère. La branche militaire du Hamas a indiqué dans un communiqué que ces trois Palestiniens étaient des "combattants" membres de cette organisation.

Un quatrième Palestinien a été tué par des soldats israéliens près de la zone frontalière à l'est de la ville de Gaza, selon le ministère de la Santé gazaoui.

Depuis le 30 mars, des Palestiniens manifestent régulièrement dans le secteur frontalier pour dénoncer le blocus israélien imposé à Gaza et exiger le retour des réfugiés palestiniens chassés ou qui ont fui de leurs terres en 1948 lors de la création de l'État d'Israël. Au moins 149 Palestiniens ont été tués par l'armée israélienne et plus de 4 000 blessés par balles depuis cette date.

>> À voir : Les mineurs palestiniens face à la justice militaire israélienne

Des ministres demandent l’attaque systématique des lanceurs de cerf-volants

Israël s'irrite particulièrement ces derniers temps des cerfs-volants et ballons incendiaires lancés par certains protestataires depuis Gaza qui ont mis le feu, selon l'État hébreu, à plus de 2 600 hectares sur le territoire israélien. Ces derniers jours, l'armée israélienne a ouvert le feu en direction de groupes lançant de tels engins.

Des membres du gouvernement israélien tels le ministre de l'Éducation Naftali Bennett et le ministre de la Sécurité intérieure Gilad Erdan ont préconisé d'attaquer systématiquement les lanceurs de cerf-volants en les considérant comme des "terroristes".

En réponse à ces cerfs-volants et ballons enflammés, Israël a également renforcé cette semaine le blocus sur la bande de Gaza. Le ministère de la Défense israélien a suspendu jusqu'à dimanche les livraisons de fioul et de gaz via Kerem Shalom, le seul point de passage de marchandises entre Israël et ce territoire palestinien.

Avec AFP

Première publication : 20/07/2018

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