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Affaire Benalla: Mélenchon et Hamon demandent l'audition de M. Macron

© AFP | Le leader du parti "La France Insoumise" Jean-Luc Mélenchon a appelé le 23 juillet 2018 à ce que le président de la République française Emmanuel Macron soit entendu par la commission d'enquête de l'Assemblée

PARIS (AFP) - 

Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon ont demandé lundi à l'issue de l'audition de Gérard Collomb par la commission d'enquête de l'Assemblée sur l'affaire Benalla que le président de la République soit à son tour convoqué par cette commission.

"Bilan #Colomb. Il ment. Il connaissait #Benalla (...). Il n'y a pas eu d?enquête IGPN le 3 mai. Il ne savait rien, #Macron sait tout. Il doit être auditionné", a tweeté le chef de file des députés Insoumis.

L'ancien candidat à la présidentielle Benoît Hamon a de son côté posté sur Twitter une vidéo où il demande que les commissions d'enquête de l'Assemblée et du Sénat "convoqu(e) le président de la République", alors que selon lui M. Collomb "ne sait rien".

"Parce que c'est bien autour de lui que tout se joue. C'est bien autour de lui, Emmanuel Macron qui a voulu concentrer tous les pouvoirs, que se joue la vérité sur cette affaire. Y a-t-il oui ou non la volonté d'organiser une police parallèle autour du président de la République ?", a argué M. Hamon.

"Rien n'empêche dans la Constitution de la Ve République, à une commission d'enquête parlementaire de convoquer le président de la République. La vérité aujourd'hui commande de le faire", a-t-il plaidé.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a renvoyé lundi la mauvaise gestion de l'affaire Benalla à l'Elysée et au préfet de police Michel Delpuech.

Le 2 mai, "je m'étais assuré que tant le cabinet du président de la République que le préfet de police avaient été destinataires de l'information. Je pensais, comme c'est la règle, que les mesures appropriées avaient été prises. C'était à eux de prendre les sanctions et éventuellement d'informer les autorités judiciaires", a souligné Gérard Collomb.

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a ensuite expliqué avoir pensé que le "sujet Benalla" avait été "traité" par l'Elysée.

© 2018 AFP