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Présidentielle au Mali : un second tour entre le sortant IBK et le chef de l'opposition Soumaïla Cissé

© Issouf Sanogo, AFP | Une affiche de campagne du président malien Ibrahim Boubacar Keïta, le 30 juillet 2018.

Vidéo par FRANCE 24

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 03/08/2018

Le président sortant Ibrahim Boubacar Keïta est arrivé largement en tête du premier tour de la présidentielle au Mali. Un second tour, prévu le 12 août, l'opposera au chef de file de l'opposition Soumaïla Cissé, comme en 2013.

Il y aura bien un second tour dans l'élection présidentielle au Mali. Il opposera, le 12 août, le président sortant, Ibrahim Boubacar Keïta, au chef de file de l'opposition, Soumaïla Cissé, a annoncé jeudi 2 août, dans la soirée, le ministre de l'Administration territoriale, Mohamed Ag Erlaf.

Au premier tour, qui s'est tenu le 29 juillet, Ibrahim Boubacar Keïta, dit "IBK", est arrivé largement en tête avec 41,42 % des voix, contre 17,80 % pour Soumaïla Cissé, selon les résultats officiels provisoires portant sur l'ensemble des suffrages, a précisé le ministre lors d'une annonce à la télévision publique ORTM. La participation a été de 43,06 %. En 2013, les deux hommes s'étaient déjà retrouvés face à face lors du second tour de la présidentielle.

"Il aura fallu plus de quatre jours pour compiler tous les résultats"

L'homme d'affaires Aliou Diallo arrive, lui, en troisième position avec 7,95 % des suffrages et l'ancien chef de gouvernement de transition, Cheick Modibo Diarra (avril-décembre 2012), complète le quatuor de tête avec 7,46 %. Au total, les électeurs maliens étaient appelés à choisir entre 24 candidats.

Pour la première fois, "un président en exercice est contraint à un 2e tour"

Le moment de l'annonce, à la veille du dernier jour légal pour la proclamation des résultats, a surpris les habitants de ce vaste pays d'Afrique de l'Ouest, et même les partisans des deux principaux candidats, ont constaté des journalistes de l'AFP.

"Grâce à vous, je suis en tête", s'est félicité sur le compte Twitter de sa campagne le président sortant. "Ceci est une preuve évidente de votre confiance accordée", a-t-il ajouté. À son quartier général de campagne, une quinzaine de ses partisans affichaient des mines triomphales.

A contrario, l'ambiance était morose parmi la quinzaine de militants de l'Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de Soumaïla Cissé, réunis au siège de cette formation. "Pour la première fois dans l'histoire de la démocratie malienne, un président en exercice est contraint à un 2e tour", a pourtant souligné le chef de l'opposition sur Twitter, estimant que le projet de le faire réélire au premier tour avait échoué "malgré la fraude".

Actes de violence

Des actes de violence ont perturbé le premier tour de cette élection dimanche dans 20 % environ des bureaux de vote du pays, avait annoncé lundi le gouvernement. Dans 3 % des bureaux, aucun vote n'a pu être enregistré, a précisé le ministère de l'Administration territoriale. Le scrutin s'est toutefois "déroulé dans le calme" sur le reste du territoire, selon la mission d'observation de l'Union européenne.

Les 8 millions d'électeurs inscrits étaient invités à se rendre dans l'un des 23 000 bureaux de vote ouverts à travers le pays, sur fond de recrudescence des violences ethniques et islamistes. Cette élection fait figure de scrutin clé pour l'ensemble du Sahel, toujours confronté à la menace jihadiste malgré cinq ans d'interventions militaires internationales.

La communauté internationale, présente militairement avec la force française Barkhane et avec les Casques bleus de l'ONU, attend du vainqueur une relance de l'accord de paix signé en 2015 par le camp gouvernemental et l'ex-rébellion à dominante touareg, dont l'application accumule les retards.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 02/08/2018

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