Le groupe américain AIG ayant refusé de baisser le prix de sa filiale asiatique AIA, l'assureur britannique Prudential a finalement annoncé qu'il renonçait à la racheter. AIG demandait 35,5 milliards de dollars, Prudential en proposait 30.
Le groupe Américain AIG refuse de modifier les conditions de la vente de sa filiale asiatique AIA à son concurrent Prudential. Le groupe britannique demandait une baisse de prix de 35,5 milliards de dollars a 30,375.
L'assureur britannique Prudential va acheter les activités asiatiques de son concurrent américain AIG pour 35 milliards de dollars, selon une source proche du dossier. AIG, symbole de la crise des subprimes, a perdu 11 milliards de dollars en 2009.
Rescapé de la crise grâce à de très généreux fonds publics, l'assureur américain AIG verse aujourd'hui 100 millions de dollars de bonus à ses employés. Aux États-Unis, les politiques s'insurgent.
Selon le "Wall Street Journal", le directeur général de la compagnie d'assurances AIG, sauvée de la faillite grâce à l'aide de l'État, menacerait de quitter son poste en raison des restrictions salariales imposées aux dirigeants.
Washington va imposer des coupes claires dans la rémunération des dirigeants des sept entreprises ayant été les plus renflouées par l'État pendant la crise financière, rapportaient mercredi des médias américains.
L'assureur américain a vendu sa filiale taïwanaise d'assurance-vie à un consortium basé à Hong Kong, qui comprend le groupe de services financiers Primus Financial et le fond d'investissements China Strategic, pour 2,15 milliards de dollars.
Sauvé de la faillite par une nationalisation partielle, AIG doit encore rembourser près de 121 milliards de dollars d'argent public. L'assureur américain avait bénéficié, l'an passé, d'une enveloppe de 182 milliards de dollars.
Selon le Washington Post, AIG envisage de verser des millions de dollars de primes à ses cadres. Depuis le début de la crise, l'assureur américain a bénéficié de quatre plans de relance pour un total de plus de 170 millions de dollars.
Avant de tenir une conférence de presse très attendue ce mardi, le président américain Barack Obama a lancé un appel à une coopération économique internationale dans une trentaine de grands quotidiens nationaux à travers le monde.