Éric Breteau, fondateur de l'Arche de Zoé, et Émilie Lelouch, sa compagne, ont obtenu, ce jeudi, leur libération immédiate sous contrôle judiciaire. Leur procès en appel doit se tenir en novembre.
L'ancien président de l'Arche de Zoé, Éric Breteau, et sa compagne Émilie Lelouch ont été condamnés à deux ans de prison ferme. Avec leur association, ils avaient tenté en 2007 d'exfiltrer 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour.
L'État tchadien a été débouté, ce jeudi, de sa demande de dommages et intérêts auprès de Philippe van Winkelberg, le médecin de l'Arche de Zoé, devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence.
La procureur de la République a requis trois ans d'emprisonnement, dont deux ferme, à l'encontre d'Eric Breteau et d'Emilie Lelouch, les deux principaux prévenus du procès de l’Arche de Zoé, et a demandé l’émission d’un mandat d’arrêt.
À l'issue de son entretien avec François Hollande à l'Élysée ce mercredi, Idriss Deby a de nouveau réclamé les 6 millions d'euros de dommages et intérêts que les responsables de l'association ont été condamnés à verser aux familles des "orphelins".
Le procès des membres de l'association L'Arche de Zoé, jugés pour avoir tenté en 2007 de faire venir du Tchad en France 103 enfants présentés comme des orphelins du Darfour, s'est ouvert à Paris, en l'absence des deux principaux protagonistes.
Les autorités tchadiennes ont sollicité le tribunal de grande instance de Dignes-les-Bains (France) afin d'obtenir 3,6 millions d'euros d'un médecin proche de L'Arche de Zoé, l'organisation humanitaire condamnée pour avoir enlevé des enfants en 2007.
L'association l'Arche de Zoé, soupçonnée d'avoir fait enlever 103 enfants au Tchad en 2007, a été mise en examen en tant que personne morale, jeudi, pour "escroquerie".
Un groupe baptisé les "Aigles de la libération de l'Afrique" a revendiqué l'enlèvement, le 4 avril, au Darfour, de deux humanitaires française et canadienne. Il menace de les exécuter si les membres de l'Arche de Zoé ne sont pas rejugés.
Un groupe baptisé les "Aigles de la libération de l'Afrique" a revendiqué l'enlèvement, le 4 avril, au Darfour, de deux humanitaires française et canadienne. Ils menacent de les exécuter si les membres de l'Arche de Zoé ne sont pas rejugés.