La police espagnole s'est invitée, mardi, à une réunion secrète de l'organisation indépendantiste basque organisée à Saint-Sébastien, dans le nord de l'Espagne. Arnaldo Otegi et huit autres militants soupçonnés de former la nouvelle direction d'ETA o
Quatre nouvelles caches du mouvement séparatiste basque ont été découvertes dans le sud de la France, ce qui porte à dix le nombre de dépôts d'armes et d'explosifs appartenant à l'ETA localisés par la police en moins d'une semaine.
Les trois hommes soupçonnés d'appartenir à la cellule militaire de l'organisation basque et arrêtés mercredi en Savoie ont été mis en examen et écroués par la la juge antiterroriste Laurence Le Vert, dans la nuit de dimanche à lundi.
La logistique de l'organisation séparatiste basque a été mise à mal par la découverte d'au moins six caches d'armes dans le sud de la France. Le même jour, côté espagnol, à Bilbao, des indépendantistes ont brûlé un bus et six voitures.
Au lendemain de l'arrestation de trois membres présumés de l'ETA en France, la police a mis au jour une importante cache d'armes de l'organisation séparatiste basque dans l'Hérault. Il s'agit de la découverte la plus importante depuis 2002.
Les hommes du RAID ont appréhendé, dans les Alpes, trois membres présumés de l'organisation basque en possession de nombreuses armes. Madrid se félicite de ce coup de filet qui touche à la logistique de l'appareil militaire de l'ETA.
L'organisation séparatiste basque ETA a de nouveau défié, dimanche, le gouvernement espagnol en faisant exploser trois petites bombes dans des commerces de Palma de Majorque, sans faire de victimes.
Dans un communiqué envoyé au quotidien indépendantiste basque Gara, l'organisation séparatiste basque espagnole ETA a revendiqué dimanche plusieurs attentats, dont deux qui ont coûté la vie à deux gardes civils et un inspecteur de police.
Gorka Landaburu est directeur de l'hebdomadaire espagnol Cambio 16, qui vit sous protection rapprochée depuis 2001 après avoir été brûlé au visage et aux mains dans l'explosion d'un colis piégé expédié par l'ETA.
Les deux attentats cette semaine à Burgos et à Majorque, attribués à l'ETA, tendent à montrer que le mouvement séparatiste basque, créé il y a tout juste 50 ans, reste dangereux malgré l'arrestation cette année de plusieurs de ses chefs.