La reprise économique étant encore fragile, les gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient décider, jeudi prochain, de maintenir le principal taux directeur de l'institution à 1 %.
Avec 184 000 chômeurs de plus qu'en août, le taux de chômage dans la zone euro a atteint 9,7 % en septembre, son plus haut niveau depuis janvier 1999, selon les chiffres publiés par Eurostat.
Réunis à Luxembourg, lundi, les ministres des Finances des pays de la zone euro ont exprimé leur "préoccupation" face à la faiblesse du dollar et du yuan. L'euro fort pénalise les exportations européennes et pourrait ralentir la reprise.
La Commission européenne a annoncé qu'elle s'attendait à un retour à la croissance (+ 0,2 %) dès le troisième trimestre. Elle a néanmoins maintenu sa prévision d'un recul de 4 % du produit intérieur brut sur l'ensemble de l'année.
L'économie finlandaise ne va pas mieux. Au deuxième trimestre de 2009, le PIB du pays a à nouveau chuté de 2,6 %. Sur un an, la contraction atteint, elle, le taux très élevé de 9,4 %. Il s'agit du plus fort recul de la zone euro.
Le taux de chômage des 16 pays qui composent la zone euro a atteint 9,5 % au mois de juillet, selon les chiffres de l'institut Eurostat. Un niveau qui n'avait plus été atteint depuis mai 1999.
Alors que les signes de reprise économique restent ténus et le chômage élevé, la Banque centrale européenne (BCE) a maintenu son principal taux directeur à 1 % lors de son conseil des gouverneurs, ce jeudi.
En progression à 9,4 % en juin avec 15 millions de sans emplois, le chômage en zone euro a atteint un sommet depuis une décennie. Un nouveau recul de l'inflation devrait conforter la marge de manœuvre de la Banque centrale européenne.
Avec 9,5 % de chômage au mois de mai, la zone euro atteint son niveau le plus fort depuis 1999. En un mois, le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 273 000 personnes pour arriver à un total de 15 013 millions.