Radovan Karadzic est un monstre et l'Occident le savait. Certains journaux britanniques dénoncent l'hypocrisie passée de l'occident face à l'homme qu'elle juge aujourd'hui.
Malgré l'absence de l'accusé, qui ne s'est pas présenté à l'audience pour la deuxième journée consécutive, le procès de l'ancien chef politique des Serbes de Bosnie a repris devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, ce mardi.
Les Musulmans de Bosnie commémorent ce samedi le massacre de Srebrenica, la pire tuerie en Europe depuis 1945. Perpétré par les forces serbes bosniaques en 1995, le massacre a été qualifié de génocide par la Cour internationale de justice.
La Turquie a qualifié samedi d'"inacceptable" la vision de l'histoire présentée par Barack Obama dans un communiqué diffusé la veille à l'occasion des commémorations des massacres d'Arméniens en 1915-16.
L'Arménie a marqué vendredi le 94e anniversaire des massacres commis sous l'Empire ottoman, mais a souligné que la question de la reconnaissance du génocide par la Turquie ne ferait pas obstacle au rapprochement entre les deux pays.
Le président américain, qui a quitté Ankara, a réaffirmé sa position en faveur de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, n'hésitant pas à afficher son "désaccord" avec le président français sur cette question.
En Turquie, dernière étape de sa tournée européenne, le président américain a cherché à convaincre le monde musulman que les États-Unis n'étaient pas en guerre contre l'islam. Il a, en outre, invité Turcs et Arméniens au dialogue.
À Ankara, Barack Obama a déclaré vouloir encourager le dialogue entre Turcs et Arméniens. Il a aussi fait comprendre qu'il n'a pas changé d'avis sur la réalité du génocide arménien et affiché son soutien à l'adhésion turque à l'UE.
L'ancien chef des Serbes de Bosnie, Radovan Karadzic, refusant de plaider face aux accusations de génocide, de crimes de guerre et de crime contre l'humanité, le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a décidé pour lui.
Radovan Karadzic, l'ancien chef des Serbes de Bosnie accusé de crimes de guerre et de génocides, doit dire, ce mardi, à La Haye, s'il plaide coupable devant le Tribunal pénal international (TPI) pour l'ex-Yougoslavie.