La tension est montée d'un cran entre le Tchad et le Soudan. Accusé par Khartoum de mener des raids aériens sur son territoire, le président tchadien s'est dit déterminé à poursuivre les rebelles jusqu'au Soudan.
La tension est montée d'un cran entre le Tchad et le Soudan. Accusé par Khartoum de mener des raids aériens sur son territoire, le président tchadien s'est dit déterminé à poursuivre les rebelles jusqu'au Soudan.
Plusieurs milliers de personnes ont défilé dans la capitale tchadienne pour apporter leur soutien au président Idriss Deby Itno et dénoncer les nouveaux raids menés la semaine dernière par des rebelles venus du Soudan voisin.
Le président du Tchad Idriss Déby a résisté à une énième attaque rebelle venue du Soudan. L'armée gouvernementale a remporté une victoire, mais pour combien de temps?
Selon l'armée française, les forces gouvernementales tchadiennes auraient remporté, dimanche, les combats dans l'est du Tchad et réussi à repousser les rebelles, venus prendre N'Djamena et renverser le président Idriss Deby Itno.
À l'heure où les rebelles s'apprêtent à lancer, comme chaque année à cette époque, une nouvelle offensive d'envergure, la situation humanitaire dans l'est du Tchad, secoué par des crises successives, ne cesse de se détériorer.
Après cinq mois de négociations, huit mouvements rebelles tchadiens opposés au régime du président Idriss Déby ont annoncé la création d'un mouvement baptisé Union des forces de la résistance (UFR).
Alors que le gouvernement tchadien déclare que "l'armée soudanaise" a attaqué la garnison d'Adé, à la frontière avec le Soudan, l'Alliance nationale rebelle affirme occuper la localité d'Am-Zoer. (Récit : P-L. Viollat)
Les combats au Tchad reprennent et les rebelles gagnent du terrain. La France ne semble pas vouloir prendre aussi clairement position pour le pouvoir en place que lors des derniers affrontements, il y a quatre mois.
Le président tchadien Idriss Déby accuse les soldats européens de l'Eufor de "fermer les yeux" sur les meurtres de civils et de réfugiés perpétrés dans l'est du pays par les rebelles. Correspondance à New York : E. Bolopion.