Le gouvernement islandais, dont le pays est particulièrement touché par la crise économique, a fait de l'entrée de l'île dans l'Union européenne une priorité. Une telle perspective ne fait pourtant pas l'unanimité...
Össur Skarphedinsson, Ministre islandais des Affaires étrangères, revient sur la récession qui frappe très durement son pays mais aussi sur les négociations que l'Islande mène pour adhérer à l'Union européenne.
L'édition de cette semaine fait le point sur la situation de l'économie islandaise, un an après la brutale faillite du système bancaire et financier de cette île qui compte quelque 320 000 habitants.
Le Parlement islandais a voté une loi qui ouvre la voie au remboursement de plus de 300 000 épargnants néerlandais et britanniques qui avaient déposés 3,8 milliards d'euros à la banque Icesave, tombée en faillite lors de la crise financière.
Le Fonds monétaire international a accepté de verser la deuxième tranche de son prêt de 2,1 milliards d'euros à l'Islande. Le Royaume-Uni et les Pays-Bas avaient réclamé en vain qu'un différend bancaire soit résolu auparavant.
Avec la crise, plus de 60 % des Islandais sont favorables à l'intégration de leur pays à l’Union européenne. Seul problème : la pêche à la baleine, une tradition locale, est fermement condamnée par Bruxelles...
L'Islande annonce, ce lundi, une recapitalisation de ses trois principales banques qui avaient été nationalisées en octobre dernier à cause de la crise financière internationale. L'investissement s'élève à 1,5 milliard d'euros.
Les députés islandais ont donné leur accord au gouvernement pour qu'il entame des pourparlers d'adhésion avec Bruxelles. La Première ministre avait annoncé son intention de lancer la procédure dès sa prise de fonction, le 10 mai.
L'Islande a annoncé, samedi, qu'elle s'engageait à rembourser les 3,8 milliards d'euros que le Royaume-Uni et les Pays-Bas ont déboursés pour compenser les pertes des épargnants de la banque en ligne nationalisée Icesave.
Le principal taux directeur de la banque centrale d'Islande a été ramené au niveau établi avant la crise financière. Cette baisse, qui porte les taux d'intérêts à 12 %, est la quatrième que les autorités de l'île décrètent en trois mois.