Les présidents iranien et afghan sont les deux têtes d'affiche du sommet de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui se déroule, ce lundi, en Turquie. Recherché par la CPI, le Soudanais Omar el-Béchir a renoncé à faire le déplacement.
Sous le coup d'un mandat d'arrêt international, le président soudanais, Omar el-Béchir, n'assistera pas à la réunion de l'Organisation de la conférence islamique (OCI) qui se tient, ce lundi, en Turquie.
Le président Omar el-Béchir (photo) a remplacé, jeudi, Salah Gosh, qui dirigeait les services de renseignements soudanais depuis la fin des années 1990, par le général Mohammed Atta al-Moula, l'un de ses plus proches collaborateurs.
Plus de 160 personnes ont trouvé la mort, dimanche à l'aube, dans le sud-est du Soudan, lors d'affrontements entre tribus rivales. Une centaine de femmes et d'enfants figurent parmi les victimes. Et le bilan pourrait s'alourdir...
Le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), Luis Moreno-Ocampo, souhaite que le chef d'inculpation de génocide soit retenu à l'encontre du président soudanais, déjà sous le coup d'un mandat d'arrêt pour crimes contre l'humanité.
Réunis en Libye pour un sommet de l'Union africaine (UA), les chefs d'État et de gouvernement du continent ont suspendu leur coopération avec la Cour pénale internationale (CPI), qui a émis un mandat d'arrêt contre le président soudanais.
Dans l'Est du Soudan, une entreprise pilotée par Areva exploite une mine à ciel ouvert qui produit chaque année plus de 2 tonnes d'or. Cet accord a été signé après le coup d'état qui a mené au pouvoir l'actuel président, Omar El Béchir.
À l'heure où les rebelles s'apprêtent à lancer, comme chaque année à cette époque, une nouvelle offensive d'envergure, la situation humanitaire dans l'est du Tchad, secoué par des crises successives, ne cesse de se détériorer.
Outre la crise mondiale, l'économie soudanaise pâtit du mandat d'arrêt lancé par la Cour pénale internationale à l'encontre du président Omar el-Béchir. Alors que l'activité tournait à plein régime en 2008, elle est désormais au ralenti.
Le président soudanais Omar el-Béchir continue à narguer la Cour pénale internationale (CPI). Il est arrivé en Arabie saoudite ce mercredi pour effectuer un pèlerinage à La Mecque malgré le mandat d'arrêt international délivré contre lui.